Le temps de réponse du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a augmenté de façon importante dans Notre-Dame-de-Grâce depuis la fermeture du poste de quartier local, en 2019.

Publié le 19 janvier
Philippe Teisceira-Lessard
Philippe Teisceira-Lessard La Presse

Cette évaluation, effectuée par la police elle-même, est publiée deux semaines après que le chef Sylvain Caron a suggéré de fermer plusieurs des 30 postes de quartier de l’île de Montréal et de changer le modèle de déploiement du SPVM.

« Le temps moyen de réponse aux appels de priorité 1, 2 et 3 du poste de quartier 9 [Côte-Saint-Luc et Notre-Dame-de-Grâce, né de la fusion] intégré en 2020-2021 est respectivement 17,1 %, 16,4 % et 21,2 % moins rapide que le temps moyen de réponse aux appels de priorité 1, 2 et 3 du poste de quartier 11 [Notre-Dame-de-Grâce seulement, maintenant fermé] en 2019-2020 », indique un rapport du SPVM qui fait le bilan de la fusion, un an plus tard.

Le document a été déposé mercredi matin au comité exécutif de la Ville de Montréal. Les appels de priorité 1 à 3 sont les plus urgents.

Le rapport note que malgré cette augmentation, le temps de réponse du nouveau poste fusionné se trouve sous la moyenne du SPVM.

Le service qualifie cette variation de « non significative ». « La variation du délai d’intervention sur appel est une résultante normale d’une intégration de PDQ », note aussi le document.

« Des points à améliorer »

Dans une intervention effectuée en déposant le rapport, le responsable de la sécurité publique au comité exécutif, Alain Vaillancourt, a promis de surveiller la situation.

« Ce rapport ne démontre pas que l’intégration des deux postes ait un impact négatif sur le territoire, donc en soi, c’est une très bonne nouvelle, a-t-il dit. Par contre, nous constatons tout de même des points à améliorer, notamment sur la question des temps de réponse. Soyez donc assurés que la mairesse de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce et moi allons assurer une veille constante et faire un suivi très serré. »

M. Vaillancourt a aussi souligné que la fusion des postes avait permis la création d’une patrouille pédestre appréciée des citoyens, ainsi qu’une amélioration de la couverture nocturne sur le territoire du nouveau PDQ.

Début janvier, le chef de police Sylvain Caron a pris tout le monde par surprise en affirmant publiquement que le modèle de police de quartier, appliqué par le SPVM depuis 25 ans, avait fait son temps.

M. Caron a fait valoir que le maintien de 30 antennes éparpillées sur l’île était trop coûteux en argent et en personnel.

« Je ne crois plus à la structure actuelle », a-t-il dit devant les élus municipaux chargés de passer en revue les services municipaux. « Il faut sortir de la structure dans laquelle on est actuellement si on veut survivre. »

« Si on maintient la situation actuelle de 30 postes de quartier sur l’île de Montréal, il va manquer 250 policiers, a-t-il continué, en audience virtuelle. Actuellement, je maintiens des bâtiments et je mets des policiers dans des bâtiments […], alors que mes policiers devraient être sur la route. »