(Barcelone) Le changement climatique pourrait pousser plus de 200 millions de personnes à quitter leur foyer au cours des trois prochaines décennies et créer des migrations massives à moins que des mesures urgentes ne soient prises pour réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre et combler les retards de développement, selon un rapport de la Banque mondiale.

Associated Press

La deuxième partie du rapport Groundswell publié lundi a examiné comment les impacts du changement climatique à évolution lente tels que la pénurie d’eau, la baisse de la productivité des cultures et l’élévation du niveau de la mer pourraient conduire à des millions de personnes, décrient comme des « migrants climatiques » d’ici 2050 selon trois scénarios différents, comportant des degrés divers d’action climatique et de développement.

Dans le scénario le plus pessimiste, avec un niveau d’émissions élevé et un développement inégal, le rapport prévoit que jusqu’à 216 millions de personnes se déplaceront dans leur propre pays dans les six régions analysées. Ces régions sont l’Amérique latine ; l’Afrique du Nord ; l’Afrique subsaharienne ; l’Europe de l’Est et l’Asie centrale, l’Asie du Sud et l’Asie de l’Est et Pacifique.

Dans le scénario le plus respectueux du climat, avec un faible niveau d’émissions et un développement inclusif et durable, le monde pourrait encore voir 44 millions de personnes contraintes de quitter leur foyer.

Les résultats « réaffirment la puissance du climat pour entraîner la migration au sein des pays », a déclaré Viviane Wei Chen Clement, spécialiste principale du changement climatique à la Banque mondiale et l’une des rédactrices du rapport.