Dix nouvelles espèces vont s’ajouter au Registre des espèces en péril du Canada, une liste qui a connu une hausse vertigineuse de 350 % depuis l’entrée en vigueur de la Loi sur les espèces en péril en 2003.

Éric-Pierre Champagne Éric-Pierre Champagne
La Presse

Le ministre fédéral de l’Environnement, Jonathan Wilkinson, a annoncé samedi dans la Gazette officielle son intention d’ajouter 10 nouvelles espèces au Registre des espèces en péril.

Au nombre des enjeux qui sont soulevés, le ministre rappelle que « la biodiversité diminue rapidement dans le monde entier à mesure que certaines espèces disparaissent ». Le taux d’extinction serait maintenant « de 1000 à 10 000 fois supérieur au taux naturel ».

Depuis 2003, la liste des espèces en péril au pays est passée de 233 à 800 espèces. Quarante-et-une espèces ont disparu dans l’intervalle. Des plantes, des poissons d’eau douce, des poissons marins et des oiseaux comptent parmi les espèces les plus menacées au Canada.

Parmi celles qui s’ajoutent, on retrouve entre autres le caribou, population de Terre-Neuve.

Le ministre recommande aussi de revoir le statut de cinq espèces, dont celui de la tortue mouchetée, qui passerait d’espèce menacée à celui d’espèce en voie de disparition. Rappelons que toutes les espèces de tortues d’eau douce au pays sont menacées de disparition.

Une période de consultation de 30 jours est prévue avant qu’une liste définitive ne soit adoptée. Une fois qu’une espèce est ajoutée à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril, le gouvernement fédéral a un an pour produire un programme de rétablissement d’une espèce en voie de disparition et deux ans dans le cas d’une espèce menacée.

Dans le cas de plusieurs espèces, ces délais n’ont pas été respectés par Ottawa. Un des cas les plus récents est celui du chevalier cuivré, un poisson unique au monde qu’on ne retrouve qu’au Québec.

Le Canada compte d’ailleurs plus de 300 espèces endémiques qu’on ne retrouve nulle part ailleurs sur la planète. Deux cents d’entre elles sont menacées de disparition.

C’est en Colombie-Britannique, en Alberta et au Québec qu’on retrouve le plus d’espèces endémiques au pays.

> Consultez la liste des 10 nouvelles espèces proposées