La réforme du système québécois de la collecte sélective coûtera 30,5 millions de dollars et sera pleinement opérationnelle en 2025, a annoncé mardi matin le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les Changements climatiques, Benoit Charette.

Jean-Thomas Léveillé Jean-Thomas Léveillé
La Presse

Comme l’annonçait La Presse lundi, les entreprises qui mettent sur le marché les matières qui aboutissent dans les centres de tri « deviendront responsables de leur produit du début à la fin du cycle de vie », a confirmé le ministre.

Il s’agit aux yeux de Québec de la meilleure façon de s’assurer que l’industrie conçoive des contenants et d’emballages facilement récupérables, triables et recyclables.

« Si les producteurs sont responsables du cycle entier, ils n’auront pas intérêt à mettre des produits qu’ils ne pourront pas recycler, parce qu’ils seront pénalisés financièrement par des amendes », a illustré le ministre. Les cibles qu’il promet « ambitieuses » seront « déterminées dans les prochains mois ».

Il y aura une obligation de résultats, sous peine de sanctions.

Benoit Charette

Modernisation, débouchés locaux, réduction

Québec prévoit consacrer un plus de deux ans aux « modifications législatives et réglementaires » nécessaires à la mise en place de sa réforme, qui entrera progressivement en vigueur dès l’automne 2022 et devrait être complétée en 2025.

D’ici là, le gouvernement accordera près de 17 millions de dollars en mesures de soutien, de modernisation et de développement des centres de tri, des sommes qui s’ajoutent aux 40 millions de dollars investis depuis 10 ans par les gouvernements qui se sont succédé à Québec.

Près de 10 millions de dollars seront aussi investis dans le développement de débouchés locaux et d’innovations technologiques.

Finalement, près de 4 millions de dollars seront consacrés à des appels de propositions pour la transition vers l’économie circulaire et la réduction des articles de plastique à usage unique.