Le gouvernement du Québec a annoncé ce matin avoir atteint la cible de 17 % d’aires protégées, un engagement international qui devait être réalisé avant la fin de l’année 2020.

Éric-Pierre Champagne Éric-Pierre Champagne
La Presse

Avec l’annonce de 34 nouveaux secteurs désignés comme des aires protégées, Québec compte maintenant 17,03 % de son territoire terrestre et d’eau douce.

Le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charette, a indiqué par communiqué que « la superficie totale protégée au Québec est désormais plus grande que le Royaume-Uni ! C’est une excellente nouvelle, d’autant plus que nous sommes parmi les premiers au Canada à y parvenir ».

L’annonce a été saluée par la Société pour la nature et les parcs du Québec (SNAP). « Nous saluons la détermination du gouvernement à atteindre les cibles internationales d’aires protégées et à jouer un rôle de leader en matière de conservation, déclare Alain Branchaud, directeur général de la SNAP. Le Québec est seulement la deuxième province au Canada à atteindre la cible de 17 % et se positionne premier au pays pour la superficie absolue d’aires protégées avec plus de 257 000 km2. »

L’autre province à avoir atteint l’objectif est la Colombie-Britannique.

Québec a notamment annoncé la création de 23 nouvelles réserves de territoire aux fins d’aires protégées en territoire d’Eeyou Istchee Baie-James, pour un total de 39 000 km2, soit l’équivalent de la Suisse.

Plus au sud, on retrouvera dorénavant des aires protégées dans les monts Chic-Chocs, qui profiteront au caribou de la Gaspésie et à la grive de Bicknell, deux espèces en péril.

Dans Lanaudière, une partie de la forêt Ouareau sera aussi protégée.

Des milliers de kilomètres seront aussi protégés le long de la rivière Moisie, sur la Côte-Nord.

« Ce sont tous des sites de qualité qui ont été protégés, précise Alain Branchaud, de la SNAP. Protéger le territoire est l’un des gestes les plus importants pour faire face aux changements climatiques et pour protéger la biodiversité », ajoute-t-il.

Une seule ombre au tableau : le sud du Québec qui ne compte pas suffisamment d’aires protégées, estime la SNAP. Selon l’organisation, le gouvernement caquiste pourrait facilement atteindre 22 % d’aires protégées en approuvant plusieurs projets déjà sur la table.

Le prochain objectif international sera de protéger 30 % du territoire d’ici 2030.