(Rennes) Une cinquantaine de cyclistes naturistes ont pris part à une « cyclonue » dimanche à Rennes, une promenade dans le plus simple appareil, pour alerter sur la vulnérabilité des usagers du vélos, et délivrer un message pour la planète.

Agence France-Presse

La manifestation, organisée par la Fédération française de naturisme (FFN), avait reçu l’autorisation de la préfecture, à condition que le parcours contourne l’hypercentre de la capitable bretonne.

Réunis autour d’un pique-nique dans un parc dans le nord de Rennes, les naturistes ont été vivement chahutés par des parents hostiles à la manifestation au moment de se dévêtir, a constaté un photographe de l’AFP.

Avant de partir décontractés vers 14 h en cortège, escortés par la police, pour une boucle de 14 km de deux heures, dans un concert de sonnettes et de cornes de brume, suscitant les applaudissements des curieux.

« Stop Ecocide », « Love », « Pas de climat pas de chocolat » ou encore « La petite Rennes est fragile » pouvait-on lire, sur les corps badigeonnés des naturistes, en grande majorité des hommes, certains portant un masque, ou vêtus de casquettes ou de chapeaux.

Pour cette première « cyclonudista » - c’est ainsi qu’on appelle ces manifestations dont la première s’est tenue en Espagne en 2001 - deux autres manifestation devaient se tenir dimanche à Lyon et Paris et ont été interdites par les préfectures.

« C’est vraiment un message de “réveillez-vous” par rapport aux urgences climatique et de la sixième extinction animale. Avec les 38 degrés au cercle artique les incendies partout, on ne peut pas continuer. Au-delà de la planète c’est l’humain qui est en danger », a déclaré à l’AFP Jean-François Feunteun, coorganisateur de la « cyclonue » de Rennes.

Les naturistes se félicitaient de voir la manifestation maintenue à Rennes.

« Être nu, ce n’est plus un interdit depuis 1994, la réforme du code pénal a abrogé l’article de l’outrage public à la pudeur.  Être nu n’est pas une agression sexuelle. Il faut que les intégristes de tous poils le comprennent », a ajouté M. Feunteun.

La manifestation était soutenue par la fédération bretonne de France Nature Environnement qui partage « les valeurs sur les vélos », « la prise de conscience sur le changement climatique » et « la possibilité de chacun de militer pour la protection de la nature et avoir des accès plus facile au vélo en ville », selon Benoît Bronique, coordinateur fédéral Bretagne Nature environnement.