Le Service de police de Montréal a commencé à procéder à des arrestations, vers 21 h 30, de manifestants pour le climat toujours présents sur le boulevard René-Lévesque, à Montréal, quelques heures après le début d’une action de mobilisation organisée par Extinction Rebellion Québec.

Janie Gosselin Janie Gosselin
La Presse

Environ une heure plus tôt, les policiers avaient donné l’ordre aux manifestants de quitter la rue pour rejoindre le trottoir, a dit l’agent Manuel Couture, du SPVM. Si la majorité a optempéré, selon lui, une trentaine de personnes sont restées dans la rue.

Les manifestants s’étaient rassemblés vers 15 h à la Place du Canada et ont entamé une marche dans la rue vers 16 h.

Peu après le début de leur marche, les policiers du groupe d’intervention du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ont bloqué le boulevard René-Lévesque, à l’intersection de la rue Mansfield, afin de les inciter à se déplacer vers la rue Sainte-Catherine.

« Il s’agit d’une rue moins achalandée et moins dangereuse pour eux, a expliqué Manuel Couture, un porte-parole du SPVM. Ils ont préféré rester sur place. »

Depuis ce temps, ils chantent, font des discours et scandent des slogans. L’agent Couture a confirmé que la foule est toujours demeurée pacifique.

DAVID BOILY, LA PRESSE

Dominic Champagne s’adresse à la foule, mardi après-midi.

« La jeunesse nous parle, a dit à la foule le metteur en scène Dominic Champagne, porte-étendard du Pacte pour la transition. On veut des politiques à la hauteur de la crise climatique. »

Des participants avaient inscrit des slogans au sol à la craie, comme « on veut juste un futur ».

« Ça prend des actions de perturbation, des actions directes », a dit Emily, une participante de 25 ans. Si elle a conscience de l’aspect dérangeant pour certains travailleurs du centre-ville en pleine heure de pointe, elle juge que ça fait partie des effets collatéraux. « Les changements climatiques vont tous nous importuner plus dans l’avenir », a-t-elle justifié.

DAVID BOILY, LA PRESSE

« Dans l’histoire, pour faire avancer les droits des personnes racisées et des femmes, ça a pris des actes de désobéissance civile », a souligné l’une des porte-parole d’Extinction Rebellion Québec, Catherine Bouchard-Tremblay.

– Avec La Presse canadienne