À l’invitation de Greenpeace, des dizaines de personnes ont peint au sol une fresque de 60 pi, samedi après-midi, dans le parc du Mont-Royal. L’activité avait pour but de sensibiliser la population aux enjeux climatiques tout en offrant une collaboration avec les Premières Nations.

Janie Gosselin Janie Gosselin
La Presse

« On veut aller chercher les gens par l’art, par l’émotion », a dit le porte-parole de Greenpeace Canada, Patrick Bonin.

Une semaine après la marche pour le climat ayant réuni un nombre historique de manifestants, il ne s’est pas inquiété de voir une participation moins importante samedi. « Le lieu n’avait pas été divulgué à l’avance, a-t-il souligné. C’est une appropriation de l’espace public, ce n’est pas le genre d’activité qui mobilise des milliers de personnes. »

Une activité semblable se déroulait aussi en après-midi à Burnaby, en Colombie-Britannique, devant le terminal de Westbridge appartenant à Trans Mountain.

Meky Ottawa, une artiste atikamekw, avait conçu l’image rassemblant des symboles des Premières Nations dans un grand cercle parsemé de jaune, de rouge, de blanc et de noir, aux couleurs de la roue de médecine autochtone. Le tout encerclé de vert. « L’idée initiale était de prendre un cercle parce que c’est un symbole puissant d’unité, de la terre, de la vie ensemble », a-t-elle dit.

À quelques semaines des élections, Alex Carignan, 24 ans, et Béatrice Moutet, 19 ans, ont décidé de participer à l’activité pour « faire [leur] part », ont-ils commenté. Les orientations écologiques des différents partis compteront beaucoup dans leur vote. « Pour moi, c’est la question la plus importante », a affirmé Mme Moutet, qui votera pour la première fois à une élection fédérale.