Fort de la présence annoncée de la jeune Suédoise Greta Thunberg à Montréal, un appel à la grève climatique à travers le Québec est lancé pour joindre le mouvement mondial le 27 septembre prochain. La manifestation se veut le point culminant de la semaine internationale d’actions pour le climat pilotée par Earthstrike et des groupes écologistes à travers le monde pour augmenter la pression sur les gouvernements.

Sara Champagne Sara Champagne
La Presse

Au Québec, le groupe « La Planète d’invite au Parlement » affirme que 400 organismes communautaires et au moins sept syndicats ont déjà adopté des mandats pour participer à la grève mondiale. Et une vingtaine d’administrations de cégep auraient confirmé vouloir se mobiliser pour pousser les gouvernements à agir concrètement.  

Lors d’un point de presse à la Maison du développement durable de la rue Sainte-Catherine, en matinée, au centre-ville de Montréal, des groupes écologistes ont appelé les commerces à fermer leurs portes, les syndicats et étudiants à faire la grève, et les élèves à quitter les cours le vendredi 27 septembre, jour du grand rassemblement.

« Au Canada, le réchauffement climatique a lieu deux fois plus vite que dans le reste du monde. En janvier, la planète a commencé à se mobiliser. On appelle aujourd’hui la population à s’emparer de la lutte environnementale », a expliqué le porte-parole de la Planète s’invite au Parlement, François Geoffroy.  

La jeune environnementaliste de 16 ans, Greta Thunberg, est actuellement à New York pour participer au Sommet Action Climat 2019 de l’Organisation des Nations unies (ONU). Elle appelle les décideurs à « écouter la science » en arrêtant les émissions de carbone.

Patrick Bonin, porte-parole de Greenpeace, Équiterre et d’autres organismes de défense de l’environnement, estime qu’il faut envoyer un message clair à l’élite commerciale et politique en se mobilisant. « On est frappé (par les changements climatiques], on est en plein dedans. Mais face à cette réalité scientifique, les politiciens du Canada et du Québec ne répondent pas », a-t-il déploré.

Selon les groupes écologistes, la réponse positive à l’invitation de Greta Thunberg n’est pas étrangère au succès de la grande manifestation étudiante du 15 mars dernier dans les rues de Montréal. Les regroupements entendent d’ailleurs profiter des élections fédérales pour tenir d’autres événements en octobre.

Au Québec, des manifestations s’organisent dans 17 villes, dont Gatineau, Montréal, Québec, Sherbrooke, Trois-Rivières, Saguenay et Alma. À l’échelle internationale, 1001 villes dans 84 pays ont déjà annoncé prendre part à la semaine internationale d’actions pour le climat.