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Réchauffement: il est encore temps «d'éviter le pire»

Une nouvelle étude scientifique démontre qu'on peut encore éviter les pires... (Photo: Bernard Brault, La Presse)

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Photo: Bernard Brault, La Presse

Associated Press
Washington

Une nouvelle étude scientifique démontre qu'on peut encore éviter les pires aspects du réchauffement atmosphérique - à condition que toute la planète réduise ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de la façon dont le président américain Barack Obama et l'Europe le souhaitent.

Une simulation par ordinateur réalisée par le National Center for Atmospheric Research, au Colorado, évalue ce qui se produirait d'ici la fin du siècle si les niveaux de GES étaient réduits de 70 pour cent.

Résultat: la planète se réchaufferait encore, mais d'un degrés Celsius environ, plutôt que de deux degrés. Les glaces de l'Arctique rétréciraient, mais ne disparaîtraient pas, et le niveau des mers ne s'élèverait pas autant.

Selon cette étude, il est possible d'éviter environ la moitié des hausses de températures et des changements dans les sécheresses et les inondations, par comparaison au scénario sans réduction des GES.

Les vagues de chaleur de l'avenir seraient 55 pour cent moins intenses. Le dégel du pergélisol dans le Grand Nord serait également freiné.

Il s'agit de l'une des premières études à se servir de modèles informatiques pour évaluer jusqu'à quel point on peut éviter les effets du réchauffement de l'atmosphère, par comparaison avec ce qui se produirait si rien n'est fait.

L'histoire démontre qu'il est plus facile de parler de réductions de GES que d'en faire. Le Protocole de Kyoto conclu en 1997 prévoyait que les pays industrialisés devaient réduire leurs émissions, mais depuis, les niveaux d'émissions ont augmenté de 25 pour cent à l'échelle de la planète. Aux Etats-Unis, où les émissions ont augmenté de six pour cent depuis dix ans, un plan de réduction de la pollution fait l'objet de vifs débats au Congrès.

«Si nous suivons le chemin montré par (Barack) Obama, soit une réduction de 70 ou 80 pour cent des émissions, et que le reste du monde le fait, alors cela peut faire une grosse différence sur le climat d'ici la fin du siècle», affirme un spécialiste du climat, Warren Washington.

Mais si les Etats-Unis et l'Europe réduisent leurs émissions de dioxyde de carbone sans que la Chine, l'Inde et d'autres pays émergents ne le fassent eux aussi, alors le monde se dirige vers un réchauffement encore pire, prédit M. Washington.

Les conclusions de l'étude paraîtront la semaine prochaine dans la revue Geophysical Research Letters.




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