Le leader libéral Michael Ignatieff a fait face à des critiques internes mercredi, à propos de son soutien au prolongement de la mission militaire canadienne en Afghanistan.

Publié le 17 nov. 2010
LA PRESSE CANADIENNE

Des sources ont révélé qu'environ une demi-douzaine de députés libéraux avaient décrié la décision, prise sans consultation selon eux, lors d'une réunion du caucus.

Ils ont accepté à reculons d'adopter la position de M. Ignatieff sur la question, en dépit de leurs réserves.

La rencontre du caucus est survenue une journée seulement après que le chef libéral eut appuyé la décision du premier ministre Stephen Harper de maintenir en Afghanistan 950 soldats afin d'aider à l'entraînement de l'armée afghane et ce, jusqu'en 2014.

La mission actuelle prendra fin en juillet prochain, et M. Harper a promis que l'opération suivante n'impliquera pas de combats.

M. Ignatieff avait déclaré, lors d'un discours majeur sur ses politiques en juin, qu'il était favorable au maintien de soldats en Afghanistan dans un objectif d'entraînement militaire, une fois la mission de combat terminée.

Des députés ont averti M. Ignatieff que la décision de prolongation était impopulaire auprès de l'électorat libéral et que cela pourrait nuire au parti lors de prochaines élections.

Plusieurs députés se sont plaints de ne pas avoir été consultés alors que d'autres craignent que Michael Ignatieff n'ait écarté les préoccupations des Canadiens. Les sondages suggèrent que la population est divisée à propos d'une présence militaire prolongée en Afghanistan.

Un député s'est inquiété du fait que le chef libéral puisse porter préjudice à la réputation qu'il a acquise pendant sa tournée transcanadienne effectuée cet été, et lors de laquelle il a prêté l'oreille aux citoyens.

Des sources ont déclaré que le porte-parole libéral en matière d'affaires étrangères, Bob Rae, s'était porté au secours de M. Ignatieff, soutenant que les députés avaient amplement eu le temps de se prononcer sur l'affaire depuis le discours de leur chef en juin. Il a indiqué qu'il s'agissait d'une problématique qui devait aller au-delà de la partisannerie.