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Loi d'exception: trêve judiciaire des étudiants

Les différents avocats impliqués suspendent les procédures judiciaires... (Photo Robert Skinner, archives La Presse)

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Les différents avocats impliqués suspendent les procédures judiciaires reliées à la loi d'exception (12).

Photo Robert Skinner, archives La Presse

Les étudiants veulent bien croire aux promesses du Parti québécois, mais leur confiance n'est pas aveugle. Leurs avocats suspendront aujourd'hui tous les recours entrepris contre la loi d'exception mais ne les abandonneront qu'une fois la loi complètement abrogée, a appris La Presse.

Les avocats du gouvernement ainsi que ceux de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) devaient commencer à plaider aujourd'hui devant le juge François Rolland, au palais de justice de Montréal. L'audience a finalement été reportée sine die et ne sera sûrement jamais reprise si les étudiants obtiennent satisfaction.

Marc-Antoine Cloutier est le patron de Juripop, l'organisme qui fournit des avocats à la FECQ et à la FEUQ depuis le début du mouvement de grève. Il a expliqué à La Presse que les leaders étudiants voulaient «accorder une chance» au nouveau gouvernement.

«Il ne faut pas oublier que les procédures judiciaires, ça coûte beaucoup d'argent. Ils ont préféré marquer une pause pour voir ce qui allait arriver plutôt que de continuer à se battre contre une loi qui sera sûrement abrogée», a-t-il expliqué.

Dès son adoption, les troupes de Pauline Marois ont juré de rayer de la carte la loi spéciale, votée de toute urgence par les libéraux en mai dernier. Le lendemain du scrutin du 4 septembre, l'entourage de Pauline Marois a communiqué avec les étudiants pour les rassurer quant à la volonté du nouveau gouvernement. Les modalités de son annulation n'ont toutefois jamais été annoncées.

La loi spéciale comporte des dispositions qui encadrent le droit de manifester, mais aussi des articles qui empêchent le blocage des salles de classe et la perturbation de cours. Le tout est assorti de très lourdes amendes.

«On ne sait pas encore si le PQ va abroger toute la loi, ou seulement une partie de celle-ci, a expliqué M. Cloutier. Tout le monde souhaite qu'elle soit complètement annulée et qu'on puisse passer à autre chose.»

Le Barreau veut faire parler les étudiants

Plus habitué aux plaidoiries polies qu'aux manifestations tumultueuses, le Barreau du Québec veut surfer sur l'effervescence du printemps dernier pour faire débattre les étudiants. En partenariat avec Juripop et la radio communautaire CIBL, l'ordre professionnel organisera une série de grands débats, intitulée Cité libre, dès le mois d'octobre. Dans un studio ouvert au public, des étudiants discuteront de grands enjeux devant d'«importants actrices et acteurs de la société québécoise».

Gabriel Nadeau-Dubois, ancien co-porte-parole de la Coalition large pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), a obtenu un contrat avec la CSN-Construction, selon TVA.

Le jeune homme, qui étudiait l'histoire à l'UQAM, a décroché un contrat de recherche sur l'historique des conventions collectives dans le milieu de la construction.

Figure bien connue du mouvement étudiant contre la hausse des droits de scolarité, Gabriel Nadeau-Dubois a quitté son poste de co-porte-parole au début du mois d'août. Il aurait commencé son contrat à la CSN peu de temps après.

L'ex-leader étudiant était attendu aujourd'hui à Paris, où il a été invité par le journal L'Humanité à participer à un débat sur les «jeunes en résistance».




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