Le comité transpartisan sur l’accompagnement des victimes d’agressions sexuelles et de violence conjugale, composé de quatre élues, maintient sa confiance envers Juripop. L’organisme a lui-même réitéré vendredi après-midi son engagement envers les victimes de violences sexuelles à la suite de la démission de son fondateur à titre de président du conseil d’administration.

Mayssa Ferah Mayssa Ferah
La Presse

« Nous avons toutes été bouleversées et surprises d’apprendre que des allégations d’inconduite sexuelle visaient le président démissionnaire de Juripop », peut-on lire dans une déclaration transmise à La Presse qui émane de la ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest, et des élues Isabelle Melançon, Christine Labrie et Véronique Hivon, qui composent le comité.

Visé par des allégations de nature sexuelle, le président et fondateur de Juripop, MMarc-Antoine Cloutier, s’est retiré de ses fonctions le 7 août dernier. Il nie tout geste déplacé, mais préfère ne pas nuire à la réputation de l’organisme.

« Cette triste histoire ne doit surtout pas nous faire oublier la qualité et le caractère essentiel des services fournis par Juripop aux victimes d’actes criminels. »

Le comité, qui a pour mission de trouver des pistes de solution afin de redonner confiance aux victimes dans le système de justice, ne retire donc pas sa confiance à l’organisme. Il avait d’ailleurs accordé à Juripop une subvention de 2,6 millions de dollars afin de financer ses activités relativement à l’accompagnement des victimes d’agressions sexuelles.

Plus tôt vendredi après-midi, Juripop a réaffirmé son engagement envers les victimes de violences sexuelles.

« Juripop croit les personnes victimes et les survivantes. Juripop dénonce les stéréotypes qui sont utilisés pour les décrédibiliser, pour les culpabiliser ou pour minimiser leur vécu. Que de tels stéréotypes aient été véhiculés par le fondateur depuis sa démission est incompatible avec les fonctions qu’il occupait jusqu’alors, et nous nous en dissocions fermement », soutient l’organisme dans une déclaration diffusée vendredi après-midi.

C’était la première fois que Juripop prenait connaissance d’allégations de nature sexuelle concernant son président fondateur, affirme l’organisme, qualifiant la situation de « bouleversante ».

Le témoignage a été pris très au sérieux dès le début, ajoute-t-on dans le communiqué.

« [A]ucune organisation n’est à l’abri de tels comportements. Notre organisme a été ébranlé par ces évènements, mais nous avons beaucoup appris de la situation et en ressortons grandis », ajoute-t-on.