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Réserver sa place en autocar

L'entreprise Orléans Express Keolis incite ses clients à... (Photo Alain Roberge, Archives La Presse)

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L'entreprise Orléans Express Keolis incite ses clients à réserver leur place plutôt que d'acheter leur billet à la gare. Ceux qui achètent leur billet pour un trajet entre Montréal et Québec huit jours avant le départ ne débourseront que 25 $, tandis que le prix régulier est de 54 $.

Photo Alain Roberge, Archives La Presse

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L'époque où les passagers qui devaient faire le trajet entre Québec et Montréal se présentaient à la gare 15 minutes avant le départ pour acheter leur billet  avec la certitude d'avoir un siège dans l'autocar est désormais révolue. Le mot d'ordre depuis quelques années, surtout à l'approche des Fêtes, est «réservez».

Le site de l'entreprise Orléans Express Keolis précise que des départs entre la Vieille Capitale et la métropole sont prévus presque toutes les heures. Or, les voyageurs qui consultent l'horaire le matin même pour planifier leur trajet dans l'après-midi peuvent parfois avoir de mauvaises surprises. Il arrive que l'on affiche complet pour le trajet de 15 h 30, par exemple. Il faut donc se rabattre sur le suivant.

Comble de malchance, il se peut que, lors des journées achalandées, comme le jeudi ou le dimanche, le site de l'entreprise informe qu'il n'y a plus de place sur les trois départs suivants. Les gens doivent alors attendre sur les quais ou trouver un autre moyen de transport, car si un autocar se remplit la journée même, le transporteur ne dépêchera pas un second autocar en renfort, contrairement à ce qui se faisait autrefois.

Rappelons qu'en 2012, Keolis Canada, qui était auparavant actionnaire minoritaire, a pris les commandes d'Orléans Express. Depuis lors, l'entreprise a remis en question la pertinence de maintenir certaines liaisons, surtout en régions éloignées, ce qui a soulevé l'ire des municipalités concernées.

Et voilà que depuis quelques années, on répète le même message: les clients qui veulent s'assurer une place à bord devraient réserver. Une pratique peu ancrée dans les moeurs des usagers.

«On s'est équipé d'un site [permettant aux gens de réserver en ligne] et maintenant, près de la majorité des gens le font», assure Maurice Vaillancourt, directeur marketing et relation client chez Orléans Express Keolis.

Si M. Vaillancourt admet qu'il arrive parfois que des clients qui souhaitent monter dans l'autocar de 15 h 30 doivent revoir leur horaire, faute de place, il soutient que l'entreprise est en mesure de «répondre à 99,9 % de la demande». Il poursuit en précisant qu'il est «très rare» que plusieurs départs d'affilée soient complets.

«La plupart du temps, on ajuste le nombre de véhicules autant qu'on peut, si l'on se rend compte que ça se remplit deux semaines à l'avance. Mais si c'est complet la veille ou la journée même, ça ne nous laisse pas assez de temps.»

Et ce, même sur des trajets qui connaissent un gros achalandage comme celui entre la métropole et la capitale nationale.

Voilà pourquoi, afin de mieux prévoir, l'entreprise tente d'inciter les clients à réserver. Ceux qui achètent leur billet pour un trajet entre Montréal et Québec huit jours avant le départ ne débourseront que 25 $, tandis que le prix régulier est de 54 $.

Pour la période des Fêtes, le moment le plus chargé de l'année, Orléans Express assure toutefois avoir prévu le coup et mettra plus de chauffeurs et plus d'autocars sur les routes. «Avec nous, il n'y aura jamais d'overbooking», tient à assurer M.  Vaillancourt. Contrairement aux transporteurs aériens, l'entreprise ne vend donc pas plus de billets qu'elle n'a de sièges disponibles.

Un transport «en crise»?

Pour Philippe Cousineau Morin, directeur de Trajectoire Québec, une association qui fait la promotion des transports collectifs et de l'accessibilité à des services abordables, le transport interurbain «vit une crise». Selon lui, la nouvelle façon de faire d'Orléans Express entraîne une perte de flexibilité pour le client. «Pour moi, c'est comme une diminution de service.»

«Si le transport n'est plus fiable, les gens vont prendre l'autocar de moins en moins», croit-il. Le directeur de Trajectoire Québec craint, du coup, que ceux-ci ne décident finalement de prendre le volant de leur voiture au lieu d'opter pour les transports collectifs. Une option qui, selon lui, n'est pas souhaitable.

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