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Louer une moto à l'étranger

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Même s'il s'agit d'une option peu onéreuse et attrayante, la location d'une motocyclette dans un pays étranger doit être bien réfléchie pour éviter les ennuis.

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Charles-Édouard Carrier

Collaboration spéciale

La Presse

La location de moto à l'étranger est une option attrayante pour se déplacer et voir du pays à faible coût. Cependant, c'est aussi un engagement qui comporte des risques et qui ne doit pas être pris à la légère. Quelles sont les précautions à prendre avant de relâcher l'embrayage ailleurs dans le monde ?

L'aventure et l'exotisme

En janvier 2015, Stéphane Goulet a loué une vieille Honda CD125T à son hôtel de Kandy pour un voyage au Sri Lanka. Avec un complice, sur la vieille Honda, il a traversé le pays du nord au sud. Une expérience inoubliable qui, selon lui, devrait toutefois être réservée aux motocyclistes aguerris. « On voyait des autobus se dépasser sur des lignes doubles à haute vitesse pour finalement rester côte à côte pendant 200 m et plus. À contresens, il fallait prendre l'accotement ou même tranquillement se retrancher dans le champ », se souvient celui qui est aussi propriétaire du concessionnaire Goulet Moto Sports.

À la tête de l'agence Barefoot Surf Travel, les motocyclistes et surfeurs Alexandre Vassilatos et Gabriel Lanoix accueillent quant à eux chaque année de nombreux voyageurs en quête d'aventure, au Nicaragua, en Équateur et à Bali. Entre les séjours pour apprendre à surfer et les voyages sac au dos, les visiteurs cherchent aussi des conseils sur la location de moto. 

Ils ne recommandent pas aux voyageurs inexpérimentés de conduire une moto dans l'une ou l'autre de leurs destinations.

« Coincé dans le trafic, avec moins de 5 cm de dégagement, se faire klaxonner par d'autres motards qui vous indiquent de monter sur le trottoir avec votre moto pour dépasser une voiture qui bloque le passage, ça peut être assez déstabilisant, même pour un motard d'expérience », explique Gabriel Lanoix.

Plus cher, plus sûr

Dans plusieurs destinations vacances où quelques dollars suffisent pour prendre la route, on demande rarement au motocycliste de prouver son expérience de conducteur. Une petite escapade peut donc rapidement tourner au cauchemar.

Au-delà de sa propre sécurité et de sa capacité à conduire la moto adéquatement, si on permet de louer une moto sans demander un permis de conduire et sans offrir une assurance pour le véhicule, on doit se poser de sérieuses questions, comme l'explique Suzanne Michaud, de CAA-Québec : « Suis-je prête à payer pour les dommages que je pourrais causer à ce véhicule ? Quelles sont les lois du pays ? Aurais-je droit à la présomption d'innocence en cas de problème, comme c'est le cas au Québec ? Ou serais-je considéré d'emblée coupable et devrais-je prouver mon innocence, comme dans certains pays européens ? »

C'est pourquoi on suggère de se tourner vers des agences de location établies. Eaglerider, par exemple, possède des succursales dans 10 pays. De son côté, l'entreprise Rental819, via un réseau de 134 concessionnaires, gère une flotte de plus de 4000 motos au Japon. « La sécurité est la chose la plus importante pour nous, assure le porte-parole Adrian Navarro. Nous nous assurons que la moto choisie est adéquate pour le voyageur, qu'il peut la conduire en toute légalité, et nous prenons le temps de lui expliquer les particularités de la conduite dans le pays visité. »

La facture est plus élevée qu'auprès de centres de location plus ou moins reconnus, mais l'entreprise propose un service d'assurance routière, une assurance en cas de vol ou dommage, et vérifie que le voyageur possède une couverture adéquate en matière de responsabilité civile. Les motos sont en bonne condition, et on peut louer l'équipement de protection adéquat.

Prévoir le pire

Tous les Québécois, peu importe où ils sont et peu importe leur âge, sont couverts par la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) pour les blessures corporelles. « Piéton, passager ou conducteur d'un véhicule, il s'agit d'un régime d'indemnisation sans égard à la faute », explique Audrey Chaput, relationniste à la SAAQ.

En complément à la couverture de la SAAQ, il est fortement recommandé de se munir d'une assurance voyage. « Avec une assurance privée, nous pouvons aider et assister l'assuré tout le long de son hospitalisation et arranger, au besoin, ses nouveaux vols de retour. Nous pouvons faire le lien entre le personnel médical, le patient et la famille. La SAAQ ne donne pas ce genre de service », précise Gilbert Gaudet, de Can-Assistance.

En cas d'accident, tant avec la SAAQ qu'avec une assurance voyage, les demandeurs sont couverts même s'ils ne possèdent pas de permis de conduire de moto. 

Cependant, il faut savoir qu'en enfourchant une moto sans posséder la classe reconnue pour la piloter, ou sans permis de conduire international, les voyageurs s'exposent à des sanctions, allant du constat d'infraction lors d'un contrôle routier aux poursuites en cas d'accident, selon la réglementation en vigueur dans le pays qu'ils visitent. On se procure le permis de conduire international auprès de CAA-Québec.

L'inspection mécanique

D'un pays à l'autre, les exigences au niveau de la mécanique ne sont pas les mêmes. L'aspect sécurité peut être très négligé dans un pays et pris au sérieux dans un autre. Sylvain Légaré, de CAA-Québec, insiste sur l'importance de bien inspecter la moto avant de partir : pneus, roues, fuites, suspension, éclairage, accélérateur, interrupteur d'arrêt d'urgence et freinage. « En cas de doute, on ne doit pas se gêner pour demander une moto en bonne condition », ajoute M. Légaré.

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