Recherche Voyage

Demander un remboursement pour de mauvaises conditions?

«Nous ne pouvons pas garantir la neige, lance... (Photo Jonathan Hayward, PC)

Agrandir

«Nous ne pouvons pas garantir la neige, lance Jennifer Brousseau, directrice du département ski chez Sportvac. Ça fait partie des risques du ski.»

Photo Jonathan Hayward, PC

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Les hivers se suivent et ne se ressemblent pas dans l'Ouest canadien et américain.

Présentement, la neige tombe à plein ciel sur les stations de la région (au point où Whistler a ouvert ses portes une semaine plus tôt que prévu). Or, l'an dernier, la saison n'a été rien de moins que catastrophique, avec des précipitations de neige faméliques. La pire saison de l'histoire, ont décrété plusieurs.

Les chiffres leur donnent raison. En Colombie-Britannique, le nombre de skieurs a chuté de 1,5 million par rapport à 2013. En Californie, Mammoth Mountain n'a reçu aucune (zéro!) précipitation de neige en janvier. Le Colorado a souffert. L'État de Washington aussi: 40 cm de neige à peine sont tombés sur le mont Baker en février ET mars. La moyenne annuelle tourne d'ordinaire autour de 16,5 m, ce qui en fait - quand tout va bien - l'une des stations les plus enneigées du globe.

Résultat: les skieurs ont eu le moral en berne tout l'hiver. Au point où certains ont tenté de se faire rembourser le voyage de ski dans l'Ouest qu'ils avaient acheté plus tôt dans l'année.

Peine perdue. «Nous ne pouvons pas garantir la neige, lance Jennifer Brousseau, directrice du département ski chez Sportvac. Ça fait partie des risques du ski. C'est la même politique qui s'appliquerait à quelqu'un qui irait dans le Sud et se retrouverait sous la pluie toute la semaine. Aucune agence ne va rembourser tout le voyage.»

Le voyagiste ne pourrait-il pas déplacer les voyageurs vers une autre station, où la neige est plus abondante? «Pas vraiment. Les billets d'avion ne sont pas échangeables; la plupart du temps, les réservations d'hébergement sont non remboursables à moins de 30 jours du séjour.»

Même son de cloche chez Voyages Gendron. Les clients ne peuvent pas être remboursés parce que la neige attendue s'est transformée en pluie. «C'est impossible si nous voulons rester en affaires encore 20 ans!», lance Monyse Bélisle, directrice des produits ski et du marketing chez Voyages Gendron.

Il arrive toutefois que les billets de remontée soient remboursés par la station, notamment si cette dernière décide de clore sa saison plus tôt que prévu. C'est ce qui s'est passé le printemps dernier à la station Red Mountain, en Colombie-Britannique, raconte Mme Bélisle. «Nos clients qui avaient réservé un forfait à Red Mountain ont obtenu un remboursement sur les billets de ski et certains ont skié dans une autre station des environs.» À retenir: cette décision incombe à la station, jamais à l'agence de voyages.

Le hic, c'est que les forfaits de ski sont vendus à bien meilleurs prix pendant l'automne, alors qu'aucun flocon n'est encore tombé et que l'hiver n'est qu'un lointain projet. Les voyageurs font donc face à un dilemme cruel. Acheter tôt pour économiser sans savoir quelles seront les conditions, le séjour venu. Ou attendre que la neige soit à son plus haut niveau et payer plus. Beaucoup plus, peut-être même.

«C'est un choix délicat, admet Monyse Bélisle. Si on tarde trop, le choix est moins grand. On risque d'avoir les chambres les plus chères des hôtels, de se retrouver avec des billets d'avion de classe supérieure.» Pour les clients qui préfèrent tout de même attendre, Voyages Gendron va lancer cet hiver un service appelé Chasseur de neige, qui offrira des promotions de dernière minute sur des destinations ayant reçu de belles bordées de neige.

«Certaines destinations constituent aussi des choix plus sûrs pour le début de saison, dit Monyse Bélisle. Revelstoke et Whistler, notamment. D'autres, comme Banff, étirent généralement leur saison plus longtemps. Il faut aussi savoir que pour les stations d'altitude, il peut tomber de la poudreuse au sommet de la montagne, pendant que le village est sous la pluie.»

La confiance intacte

Les mauvaises conditions observées dans l'Ouest la saison dernière n'ont pas ralenti les ardeurs des skieurs, qui ont réservé en nombre, dès l'été. «Nos ventes sont plus élevées qu'à la même période l'an dernier, lance Jennifer Brousseau. On dirait que les skieurs sont restés sur leur faim et qu'ils ont hâte que l'hiver recommence.»

L'hiver est bel et bien arrivé dans l'Ouest. Reste à espérer pour les skieurs qu'il ne prenne pas congé trop tôt.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Voyage

Tous les plus populaires de la section Voyage
sur Lapresse.ca
»

publicité

Destinations

Asie Europe Afrique Amérique latine Océanie États-unis Canada Québec

publicité

Autres contenus populaires

image title
Fermer