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Voyage à deux sur deux roues

Olivier Marcoux et Katherine Sdicu... (Photo Alain Roberge, La Presse)

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Olivier Marcoux et Katherine Sdicu

Photo Alain Roberge, La Presse

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Propos recueillis par Dominique Hardy
La Presse

Katerine Sdicu et Olivier Marcoux en sont à leurs premiers coups de pédale tant dans leur vie de couple que dans les voyages à vélo. Ils partiront lundi faire la traversée du Canada durant 80 jours au profit de la Fondation des maladies mentales.

Nicolas Chebroux et Annie Gauthier... (Photo fournie par Nicolas Chebroux) - image 1.0

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Nicolas Chebroux et Annie Gauthier

Photo fournie par Nicolas Chebroux

Annie Gauthier et Nicolas Chebroux comptent bien des kilomètres à l'odomètre, autant comme couple que dans les voyages sur deux roues. Fort de son expérience au fil de six expéditions, le couple a accepté de répondre aux questions des deux apprentis et aux curieux intéressés par les voyages à vélo. 

Katerine Sdicu (K.S.) 

Comment s'est déroulé votre premier voyage?

Annie Gauthier (A.G.)

C'était la Corse, en 2006. C'est le seul voyage que nous avons fait avec une tente. En Asie, ça ne coûte pas cher de se loger. La tente n'est donc pas nécessaire.

Nicolas Chebroux (N.C.)

Quand tu as fait 80 km de vélo dans ta journée, tu es content d'arriver à l'hôtel et de profiter d'autres choses en soirée. Notre premier voyage, on s'est pris en pleine face plusieurs aspects auxquels on n'avait pas pensé, dont la mécanique et les distances.

A.G. En Corse, notre voyage s'était bien déroulé. Nous étions en forme, car nous faisions du triathlon et il n'y avait aucun souci de ce côté. Mais Nicolas avait un vélo lourd et les rayons de ses roues se sont brisés. Quand nous sommes revenus, Nicolas s'est promis qu'il trouverait un vrai vélo de cyclotourisme et qu'il ne changerait plus jamais de selle avant de partir.

Olivier Marcoux (O.M.)

Vous avez de bonnes jambes pour rouler?

A.G. Nous n'avons pas toujours été en aussi bonne forme physique. Quand tu repars en voyage, après deux ou trois jours d'adaptation sur ton vélo, la forme revient rapidement.

O.M. Nous prévoyons rouler 65 km par jour. Quel est votre objectif au quotidien en voyage?

A.G. C'est parfait, 65 km. Vous êtes dans la bonne cible.

N.C. Après, c'est chacun sa forme. Je suggère de partir tôt en raison de la chaleur et parce qu'on a plus d'énergie le matin. Si c'est montagneux, il faut peut-être viser une distance de 50 km par jour. Si on veut profiter de beaux endroits sur la route, il faut plutôt parcourir 40 km.

K.S. Si vous aviez un seul conseil à nous donner?

A.G. Avoir le moins de bagages possible. Il y a les déplacements à vélo, mais si vous avez à vous déplacer en bateau, ça devient encombrant avec des bagages lourds. Avant, j'avais des sacoches accrochées à l'avant et à l'arrière de mon vélo. Depuis la Corse, je n'en ai qu'à l'arrière, en plus d'avoir un sac à dos.

N.C. Ça vaut le coup, avant de rouler, de faire un exercice en couple pour déterminer les objectifs de chacun. De cette discussion, il va découler des ajustements qui vont influencer le voyage. Nous le faisons tout le temps, et si nous l'oublions, nous prenons le temps de le faire. Par exemple, dans mes objectifs, je ne peux pas me séparer de l'eau plus de trois ou quatre jours. Je dois rouler sur le bord de l'eau.

K.S. Avez-vous eu des conflits durant vos voyages?

N.C. En général, dans notre couple, on se chicane peu. Je n'aurais jamais fait ces voyages seul. Il faut profiter du moment présent. Même une galère peut être marrante. Il y a toujours moyen de s'en sortir. Par exemple, quand nous sommes arrivés au Viêtnam, le dérailleur du vélo d'Annie était brisé. Elle a dû pédaler avec seulement trois vitesses. À la base, il faut aimer voyager, mais c'est faisable pour pas mal tout le monde.

A.G. Avant, nous avions des itinéraires quotidiens serrés. Maintenant, nous sommes plus flexibles et nous décidons la veille de notre prochain trajet. Il y a aussi des moments plus difficiles en voyage. Par exemple, en Asie, comme cycliste, on se sent agressé, car le code de la route n'est pas le même. Au Sri Lanka, il y avait beaucoup de chiens et Nicolas n'aime pas leur présence. Il avait atteint sa limite. Là, je devais penser à un plan B. Je me suis mise à le rassurer. Sur le coup, les moments difficiles, tu ne trouves pas ça drôle, et le soir, tu trouves le moyen d'en rire. Il faut aussi se permettre de dire à l'autre lorsqu'il devient désagréable.

K.S. Votre voyage de rêve?

A.G. Mettre le travail de côté et partir de un an à trois ans pour parcourir plusieurs pays.

N.C. Pour nous, ce que vous faites, 80 jours, c'est incroyable.

____________________

Olivier Marcoux et Katerine Sdicu partiront de Vancouver, et leur arrivée à Montréal est prévue le 20 septembre.

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