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Comment partir au soleil sur un coup de tête?

Ça y est : le froid a eu raison de votre moral. Question de survie, il faut... (PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE)

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Ça y est : le froid a eu raison de votre moral. Question de survie, il faut filer vers le Sud. Le hic : ce voyage n'était pas prévu dans le compte en banque. Six commandements pour partir au soleil sur un coup de tête.

Établir un budget

Tant le chic 5-étoiles de Puerto Plata que le 2-étoiles à Cuba peuvent avoir des chambres à liquider, offertes à prix coupés pour les voyageurs de dernière minute. Les coûts du séjour seront toutefois fort différents. Mieux vaut savoir ce qu'on est prêt à payer avant de commencer sa recherche. « Il faut garder en tête que les prix sont en hausse en raison de l'approche de la relâche scolaire, dit Raymonde Potvin, propriétaire de l'agence Club Voyages de Châteauguay. Ces hausses peuvent tourner autour de 400 à 500 $ par personne, mais parfois beaucoup plus. » Certains seraient tentés d'attendre que les écoliers québécois retournent en classe, à la mi-mars, avant de s'envoler. Les prix ne baisseront pas forcément, prévient Mme Potvin. « Les prix restent élevés tout le mois de mars, parce qu'à peu près toute l'Amérique du Nord est en relâche: l'Ontario, les États-Unis... »

Voir au-delà du prix

Le ras-le-bol hivernal peut pousser aux pires extrémités, comme réserver sans trop réfléchir une soi-disant super aubaine affichée sur l'internet. Les risques de déception sont grands, estime Raymonde Potvin. « Les gens ne remarquent pas toujours si l'hôtel est vieillissant, si la plage est en roche plutôt qu'en sable ou même si les repas sont inclus ou non. Oui, il est possible de trouver un forfait tout inclus d'une semaine à Cuba pour moins de 800 $. Sauf que ce sera peut-être dans un vieil hôtel 2-étoiles sans plage, où l'électricité et l'eau peuvent manquer. Plus basic que ça, tu meurs! »

Puisque l'ensemble des services - hébergement, repas, activités - est offert par le complexe hôtelier, un mauvais choix peut s'avérer catastrophique. Il peut être préférable de se tourner vers un agent de voyages, estime Véronique Capra, directrice des opérations chez Voyages Bergeron. « L'offre est tellement grande qu'il est difficile de s'y retrouver. Si un voyageur connaît déjà bien la destination, il peut réserver sur internet sans s'inquiéter, mais pour les autres, il vaut mieux s'informer pour que le tout-inclus corresponde à leurs besoins. »

Faire preuve de flexibilité

Pour espérer partir sur un coup de tête sans se ruiner, il faut savoir faire preuve de flexibilité. Les départs les moins chers sont souvent au milieu de la semaine. La destination ne sera pas forcément celle qu'on envisageait au départ (parce que trop chère ou déjà bondée). Les heures des vols ne seront peut-être pas optimales. Les vols sans escale seront possiblement déjà pleins. Même la ville de départ pourrait devenir matière à réflexion. « Je vérifie toujours les forfaits au départ d'Ottawa, dit Mme Potvin. Parfois, il y a de très bonnes aubaines. »

Accepter les compromis

« Quand on part sur un coup de tête, il ne faut pas s'attendre à ce que tout soit parfait comme dans une lune de miel, dit Véronique Capra. Mais si tout ce que l'on souhaite, c'est de la chaleur, on peut être comblé! »

Non, il n'est peut-être pas possible de trouver - pour la semaine prochaine - une chambre libre dans un hôtel flambant neuf au Mexique, avec les meilleurs restos et la plus belle plage. Et si chambre il reste, il faudra y mettre le prix, surtout en pleine relâche. « Pour les voyages de dernière minute, il faut souvent sacrifier quelque chose », dit Raymonde Potvin. Opter pour un hôtel moins moderne, se contenter de repas corrects sans plus, oublier la plage de sable blanc, voire accepter de porter une petite laine en soirée... « En ce moment, les meilleures aubaines restent pour Cuba. Or, la chaleur est loin d'être garantie. Il peut faire 15 degrés, parfois. On va troquer ses bottines pour des gougounes, mais ce n'est pas certain qu'on va pouvoir se baigner, ajoute l'agente de voyages. On peut aussi trouver de bons forfaits dans des destinations moins fréquentées qu'avant, comme Puerto Plata. »

Viser la simplicité

Ceux qui songent à économiser en choisissant un séjour en plan européen pour aller manger dans les restaurants des environs devraient bien réfléchir, dit Véronique Capra. « À moins de connaître la destination, il faut qu'un voyage de dernière minute reste simple. Au pire, vous pourrez toujours improviser sur place et sortir pour une soirée dans un restaurant du coin... »

Agir vite

Le forfait convient au budget? La destination correspond aux besoins? Il faut sauter sur l'occasion et réserver immédiatement, dit Véronique Capra. « Dans 24 heures, l'offre ne sera plus là. Parfois, tout est une question de timing! » Raymonde Potvin ajoute: « Il ne faut pas oublier que l'industrie du voyage obéit à la règle de l'offre et de la demande. Plus les gens cliquent sur des sites pour chercher des forfaits, plus les prix vont monter. Plus il va faire froid, plus les gens vont cliquer, plus les prix vont monter... »

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