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Voyager pour courir

Scène du marathon de Londres.... (Photo archives New York Times)

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Scène du marathon de Londres.

Photo archives New York Times

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La course à pied gagne chaque année de nouveaux adeptes en quête de parcours variés. Les passionnés de course ne s'arrêtent pas en vacances. Au contraire, en mariant course et voyage, ils profitent d'une nouvelle façon de voir le monde.

Chaque année, Brigitte Hénès dresse une liste des villes qui la font rêver. Puis, elle part à la recherche des courses qui y sont organisées.

Et elle tente ensuite de combiner deux de ses passions: la course à pied et le voyage. En près de quatre ans, elle a participé aux marathons de Paris, de Venise, de Chicago et de Vienne... dimanche dernier.

Chaque occasion d'user ses espadrilles dans les rues d'une grande métropole représente une expérience unique. «C'est comme si la ville t'appartenait, explique-t-elle. À New York, lors du demi-marathon, j'ai couru sur Times Square, sans les touristes! C'est incroyable d'avoir les rues pour soi.» La coureuse a aussi participé à des demi-marathons à Miami et en Jamaïque.

Pour Serge Dessureault, voyage et activité physique vont de pair. Véritable athlète, il a participé au marathon des Sables au Maroc (250 km en 7 jours en autosuffisance alimentaire) pour la troisième fois au début du mois. «Je ne peux pas seulement voyager, sinon il va me manquer de quoi. Je dois bouger!» explique l'homme de 50 ans, qui a pris part à des courses d'aventures et à des ultramarathons en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud.

Il a aussi participé aux Foulées de la soie en Chine (2009) et en Inde (2012), un événement qui combine judicieusement la course (entre 10 et 21 km) en matinée et le tourisme en après-midi. Chaque jour. Pendant deux semaines. «C'est une belle formule pour voyager!»

Phénomène en croissance

C'est connu, l'engouement pour la course à pied ne cesse de grandir au Québec. Et de nombreux coureurs cherchent sans cesse de nouvelles expériences. «Je n'ai pas de statistiques, mais oui, les coureurs ont plus tendance à voyager qu'auparavant. Ils trouvent ça très motivant et ça fait différent. Surtout lorsqu'ils ont souvent participé aux marathons de Toronto, d'Ottawa et de Montréal, ils veulent voir autre chose», explique l'entraîneur Dorys Langlois, marathonien émérite qui a couru sur «tous les continents».

Les chaussures de Pierre Bourassa aussi en ont fait du chemin avec les années. L'homme de 70 ans organise des voyages de course depuis plus de 30 ans; marathon d'Athènes, de Berlin, de Paris (trois fois), d'Honolulu, de New York (19 fois), de Big Sur, etc. Lundi, il participera pour la 25e fois au marathon de Boston. Il a loué les autocars et les chambres d'hôtel pour son groupe de 79 coureurs. Ils étaient 29 en 2004.

Affilié à une agence de voyages, M. Bourassa offre aux coureurs de s'occuper de l'achat du billet d'avion et de la location de chambres d'hôtel. «Comme ça, ils peuvent se concentrer sur la course», dit-il. Ses prochaines destinations? Le Victoria Falls Marathon au Zimbabwe et en Zambie cet été, celui de New York en novembre et celui de Stockholm le printemps prochain.

Devant une demande grandissante pour ce type de voyage, l'agence Horizon 5, qui organise des événements sportifs, offre depuis deux ans des voyages de course. «La préparation de la course, c'est individuel, explique Jean Fortier, président d'Horizon 5. Mais ce qui est bien en groupe, c'est de partager son expérience après la course. C'est là que le voyage de groupe devient intéressant.» L'agence organise un départ pour le marathon du Mont-Blanc, en juin, et pour le marathon de la Grande Muraille de Chine, l'an prochain.

Une récompense

Toutes les raisons sont bonnes pour aller courir à l'extérieur du pays. La découverte, l'aventure, l'expérience... et l'ambiance. «J'ai hâte de découvrir les marathons en Europe, une fois que mes enfants seront plus vieux. Mon rêve, c'est de participer au Comrades, un ultramarathon en Afrique du Sud», dit Marie-Josée Gariépy, qui a terminé huit marathons lors des sept dernières années, dont ceux de Chicago, New York, Philadelphie et Boston.

Évidemment, le voyage est bien différent de celui qui aurait été fait sans la course. Pas de longue journée de magasinage ou de repas bien arrosé la veille. «Je fais un autre tourisme que celui que j'aurais fait sans courir, explique Geneviève Lefebvre, qui a couru quatre marathons, dont ceux de Charleston, en Caroline-du-Sud, et de Vancouver. On ne mange pas aux mêmes endroits, on ne choisit pas les mêmes hôtels, on n'observe pas de la même façon et... la veille d'un marathon, on évite de rester sur ses jambes toute la journée! On intègre une autre communauté, on voit, forcément, la route autrement, avec les yeux candides de l'effort.»

Comment s'inscrire?

S'il est plutôt facile de s'inscrire en ligne à la majorité des courses (sauf celles qui exigent des standards de qualification, comme les marathons de Boston, de New York et de Chicago - ces deux derniers offrent aussi un système de loterie -, ou celles qui sont très populaires, comme le marathon de Berlin), certaines d'entre elles exigent l'achat d'un «forfait» qui peut comprendre l'inscription à la course, des excursions touristiques, des repas et des nuitées à l'hôtel. C'est le cas du marathon de la Grande Muraille de Chine ou du Polar Circle Marathon. On peut se procurer ce forfait par l'intermédiaire d'une agence de voyages en ligne comme Marathon Tours and Travel (marathontours.com) ou en ligne, sur le site des événements.




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