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Choisir où se poser pour une nuitée

Après le transport, c'est l'hébergement qui entame le plus les économies du... (Photo Digital/Thinkstock)

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Après le transport, c'est l'hébergement qui entame le plus les économies du voyageur. Certaines formules, très économiques, permettent de bonifier le voyage en favorisant les rencontres avec d'autres voyageurs. Exemples.

Auberge de jeunesse

Avec 4000 auberges sur la planète, le réseau Hostelling International est sans doute le plus célèbre auprès des globe-trotters. Pourquoi? Une place au dortoir ne coûte que quelques dollars, on peut cuisiner ses repas sur place et les grands espaces communs deviennent chaque soir des lieux de rencontre privilégiés entre voyageurs venus du monde entier. De plus, plusieurs activités et visites guidées sont organisées. Bref, c'est l'endroit parfait pour trouver des compagnons de voyage supplémentaires.

Autre avantage, selon Jean-Richard Boucher, de Voyages Campus: les auberges de jeunesse doivent respecter certaines normes de sécurité et de propreté pour être membres du réseau.

Cela étant dit, plusieurs auberges indépendantes proposent des chambres et des services de qualité comparable, parfois moins chers. Et aucune carte de membre n'est exigée.

Avant de faire son choix, il faut considérer l'emplacement de l'auberge (certaines sont très excentrées), la politique pour les dortoirs (mixtes ou non) et les suppléments à payer (on exige parfois que le voyageur fournisse son oreiller et ses draps). Dans les villes très fréquentées, comme Paris ou Rome, les dortoirs se remplissent vite, surtout le week-end. Une réservation, quelques jours à l'avance, peut s'avérer utile.

Un conseil de Catherine Dionne: avant le départ, réserver sa première nuit à l'hôtel, voire planifier un transfert vers l'hôtel. «En Asie, par exemple, on atterrit avec un gros décalage horaire, parfois tard le soir, en ayant le mot «touriste» écrit au milieu du front. Personne ne veut chercher un hôtel à Delhi, en pleine nuit, dans le quartier des backpackers...»

Couchsurfing

Personne n'est mieux placé qu'un voyageur pour accueillir (et héberger) un autre voyageur. C'est sans doute ce qui explique la grande popularité du couchsurfing auprès des jeunes (mais pas seulement) globe-trotters.

Par le truchement d'un site internet, les voyageurs entrent en contact avec des hôtes prêts à les accueillir et à leur faire découvrir leur ville.

Marie-Pier Grenier rentre tout juste d'un voyage de six mois en solo aux États-Unis. Six mois pendant lesquels elle n'a dormi que deux fois dans des auberges de jeunesse; elle a passé toutes les autres nuits sur les canapés de membres de la cybercommunauté des couchsurfers.

Six mois à dormir sans débourser un sou? Pas vraiment. «C'est bien de laisser quelque chose aux gens qui nous hébergent, de les inviter à dîner, de leur payer une bière, dit la voyageuse de 26 ans. Grosso modo, ça m'a coûté 20$ par nuit.»

En contrepartie, les couchsurfers itinérants rencontrent des gens - la plupart du temps, des voyageurs entre deux voyages - qui partagent leurs bonnes adresses, ou leur servent de guides, pour voir la ville autrement.

«Faire de couchsurfing, ce n'est pas comme dormir dans un B&B, lance Evens Lévesque, qui a testé le concept à Madagascar, en Italie et au Mexique. Il faut vouloir entrer en contact avec les gens, discuter. Mais on tisse des liens d'amitié qui peuvent durer longtemps.»

Le couchsurfing peut toutefois devenir contraignant si on en fait son principal mode d'hébergement. Puisque les séjours ne peuvent excéder trois jours, il faut sans cesse retourner sur le site internet pour lancer une nouvelle demande, vérifier si un hôte s'est manifesté. Bref, chercher un réseau internet plusieurs fois dans une journée.

«C'est un peu stressant, admet Marie-Pier Grenier. Mais on l'oublie vite. On se retrouve vraiment à vivre au jour le jour.»

Autre difficulté pour le couchsurfer débutant: les hôtes acceptent ou non un visiteur en se basant sur les références de ce dernier, compilées sur le site internet. Or, l'absence de références peut poser problème. Pour augmenter les chances de réponses positives, Marie-Pier Grenier suggère de vivre une première expérience à proximité, à Montréal ou à Québec, par exemple. Si tout se passe bien, les hôtes ajouteront un bon commentaire à la fiche, un sésame qui pourra ensuite ouvrir plus de portes.

Un dernier mot à l'intention des voyageurs homosexuels: le site indique clairement les hôtes qui acceptent les conjoints de même sexe.

WWOOF et autres

Autre façon de voir du pays autrement: le WWOOF, acronyme de World-Wide Opportunities on Organic Farms. Ce réseau, né au début des années 70 en Angleterre, permet à des voyageurs de travailler bénévolement dans des fermes biologiques en échange du gîte et du couvert.

Voyageurs et producteurs passent par les sites internet des organisations nationales de wwoofing pour trouver qui des fermes où se poser, qui des voyageurs à accueillir. Pour avoir accès aux fermes participantes au pays, WWOOF Canada exige des frais de 45$.

Maude McCarthy Aubut a vécu des expériences de wwoofing en Nouvelle-Zélande («le paradis des wwoofers», dit-elle), au Mexique et au Costa Rica. «Lorsque je voyage, j'aime m'imprégner de la culture du pays et connaître des gens sur place. En plus, je suis une adepte de l'alimentation bio. Le wwoofing répond à tous ces besoins.»

Horticultrice de formation, la femme de 30 ans a aidé à entretenir les potagers de ses hôtes, mais a aussi construit des bâtiments et créé des jardins ornementaux. Elle a travaillé parfois quatre heures par jour, parfois six, avec un, deux ou trois jours de congé par semaine. En échange, ses hôtes lui ont offert l'hébergement (parfois rustique) et les repas (toujours frugaux).

Faut-il, comme elle, connaître les végétaux sur le bout des doigts pour tenter l'expérience du wwoofing? «Pas forcément. Il y a plusieurs travaux à faire sur une ferme: de la construction, garder des enfants, faire à manger...»

Elle prévient, toutefois: «Le wwoofing n'est pas pour tout le monde. Il ne faut pas avoir peur de mettre la main à la pâte. Une ferme, ce n'est pas un tout-inclus! Il faut être débrouillard, sociable. Et travaillant. Ce n'est pas rien d'accueillir des wwoofers chez soi; il faut que notre travail aide les producteurs.»

Pour une première expérience de wwoofing, Maude McCarthy Aubut suggère un séjour de cinq à sept jours dans une ferme. Elle conseille aussi de poser quelques questions avant de s'engager auprès d'un hôte. En quoi consiste la tâche à faire? À quoi ressemble l'hébergement offert? (Peu importe la réponse, elle suggère d'apporter une tente, au cas où.) Y aura-t-il d'autres wwoofers sur place et, si oui, combien? (Un trop grand nombre de wwoofers limite les contacts avec les hôtes.)

Les réseaux Helpx et Work Away proposent des concepts comparables au wwoofing, mais ne se limitent pas aux fermes biologiques. Les tâches à accomplir sont plus variées. Les voyageurs offrent leur aide dans des auberges, des ranchs, des cafés, des théâtres en échange d'un hébergement et des repas.

Quelques sites à consulter

> hostelworld.com

Pour trouver des auberges indépendantes.

> hihostels.com

Pour les auberges du réseau Hostelling International.

> couchsurfing.org

Pour devenir membre de la communauté des couchsurfers.

> wwoofinternational.org

Pour connaître les possibilités de wwoofing dans le monde.

> helpx.net

Les membres offrent le gîte et le couvert en échange de travail bénévole.

> workaway.info

Des centaines d'offres, partout dans le monde, pour travailler bénévolement en échange de l'hébergement et des repas.

Quelques conseils pour se nourrir sans faire exploser les dépenses

  • Au restaurant, choisir le plat du jour ou les plats de saison.
  • Éviter les restaurants touristiques, avec des menus en trois langues.
  • Fréquenter les marchés. En fin de journée, les économies sont souvent importantes.
  • Privilégier les lunchs au restaurant plutôt que les soupers. Les plats - souvent les mêmes - sont moins chers.
  • En Europe du Sud, un verre pris au bar coûte souvent moins cher qu'à une table.
  • Au restaurant, s'informer avant de toucher au pain, à l'eau en bouteille, aux amuse-bouche déposés sur la table. Ils ne sont pas forcément inclus dans la facture.
  • Le petit-déjeuner est inclus dans le prix de la nuitée? Profitez-en pour faire bombance. Sinon, privilégiez le café du quartier.




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