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Les séjours de plein air ont la cote

Les deux tiers des Québécois ont pratiqué au... (Photo David Boily, La Presse)

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Les deux tiers des Québécois ont pratiqué au moins une activité de plein air au cours des trois dernières années, révèle une étude de la Chaire de tourisme Transat.

Photo David Boily, La Presse

Les deux tiers des Québécois ont pratiqué au moins une activité de plein air au cours des trois dernières années. De ce nombre, 20 % sont considérés comme des «mordus», ce qui correspond à près de 1 million de Québécois.

Qui sont-ils? Quelles activités préfèrent-ils? Où vont-ils? Survol de leurs habitudes grâce aux résultats d'une étude de la Chaire de tourisme Transat, réalisée en partenariat avec le ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur du Québec (MEES) et une coalition de 19 organisations qui contribuent à la promotion du plein air.

Qui sont les mordus?

Les mordus sont ceux qui, au cours de la dernière année, ont réalisé au moins six séjours d'une nuitée minimum à l'extérieur de leur domicile durant lequel ils ont pratiqué une activité de plein air. Environ 20 % des adeptes de plein air appartiennent à cette catégorie, soit quelque 13 % des Québécois, a observé Claude Péloquin, directeur des études à la Chaire de recherche, qui a sondé 3000 Québécois de 2016 à 2017. «Nous avons d'abord dressé le portrait des amateurs de plein air dans son ensemble, en 2017. Cette fois, nous avons fait ressortir certains éléments de la vaste base de données et avons ciblé un segment de voyageurs très précis», a expliqué M. Péloquin.

50/50

La moitié des mordus consacrent de 6 à 10 voyages par année à la pratique de leur activité de plein air. L'autre moitié en font plus d'une dizaine et, de ce nombre, 26 % en font plus d'une vingtaine.

La passion en région

On pourrait croire qu'ils veulent fuir le bitume le plus souvent possible, mais les Montréalais ne figurent pas au palmarès des plus grands amateurs de plein air. Seul un mordu sur cinq est montréalais, alors qu'ils représentent 25 % de la population. Par contre, les chiffres démontrent que les habitants de l'Abitibi-Témiscamingue, de la Côte-Nord, du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de la région de la Capitale-Nationale sont fortement surreprésentés. «Ce qu'on remarque, c'est que plus tu habites en région éloignée, plus c'est un réflexe naturel de pratiquer le plein air. Parce que tu as un terrain de jeu, mais aussi parce que ça fait partie de ton ADN», soulève M. Péloquin.

41 % des passionnés du plein air sont âgés de 45 à 64 ans et 57 % sont des hommes. Les activités qui arrivent en tête de liste sont le vélo, la randonnée pédestre et la raquette.

Les mordus préfèrent l'hôtel

Durant leur séjour de plein air, les adeptes optent pour plusieurs types d'hébergement (hôtel, camping, etc.), mais ils posent souvent leur sac le soir venu chez des membres de la famille ou des amis. «[Cette option] répond peut-être à un de leurs soucis concernant les freins à la pratique, soit le coût des activités de plein air», peut-on lire dans l'analyse globale des habitudes des adeptes du plein air. M. Péloquin a toutefois remarqué que «40 % des mordus du plein air avaient utilisé un hébergement commercial pour au moins 9 nuitées au total dans l'année».

Un sur deux

47 % des passionnés ont effectué la majorité de leurs séjours à l'extérieur de leur région, comparativement à 25 % chez les adeptes en général.

Sont-ils plus fortunés?

Presque la moitié des adeptes de plein air en général ont un revenu familial annuel de 25 000 $ à 75 000 $. La tendance est encore plus forte du côté des mordus, alors que plus des trois quarts des répondants à l'étude ont déclaré un revenu annuel de ménage de moins de 100 000 $. Des chiffres qui ont surpris l'analyste. «Je m'attendais honnêtement, pour les mordus qui font beaucoup de séjours à l'extérieur, que le revenu annuel moyen serait supérieur. Ce que ça nous dit, c'est que les gens qui aiment le plein air, qu'ils soient riches ou pauvres, ils s'arrangent pour en faire. Ça dit aussi aux entreprises touristiques de ne pas cibler principalement les gens avec de hauts revenus, et que le plein air, c'est avant tout une façon de vivre», fait remarquer M. Péloquin.




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