La Rouge à dos de surf

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Réputée pour ses eaux vives, la rivière Rouge cache un secteur plus calme, propice au surf à pagaie.

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David Riendeau

Collaboration spéciale

La Presse

La rivière Rouge dans les Laurentides a deux personnalités. La première, impétueuse et indomptable, est devenue le rendez-vous des amateurs de sports en eaux vives. Et la seconde, paisible et bucolique, s'avère propice à l'initiation au surf à pagaie (stand up paddle board ou SUP).

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Durant la saison automnale, les surfeurs ont l'impression d'avoir la rivière pour eux seuls.

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Celui qui a déjà affronté les rapides de la Rouge aura du mal à croire qu'il se trouve sur le même cours d'eau s'il remonte le courant jusqu'à Labelle. Réputée pour procurer des sensations fortes aux mordus de rafting, la célèbre rivière possède une section en amont qui détonne par sa tranquillité. Ses méandres doucereux et ses plages de sable moelleux séduiront à coup sûr les natures plus contemplatives.

Dans cette municipalité au nord de Mont-Tremblant, la rivière est peu profonde et possède un débit beaucoup plus faible que dans les secteurs du canyon de Harrington et des chutes des Sept-Soeurs, à l'embouchure des Outaouais. Les fins de semaine, plusieurs familles fréquentent cette portion de la rivière le temps d'une excursion de quelques heures en eau calme.

« La Rouge est encore plus belle à l'automne, se plaît à dire Richard Pettigrew, propriétaire de Kayak Café, qui loue ses embarcations depuis 10 ans. L'école est recommencée, les gens auront l'impression d'avoir la rivière pour eux seuls, sans oublier que l'eau demeure chaude. C'est l'effet du bain de minuit. »

ON SE MOUILLE

En raison de ses caractéristiques, la Rouge est un lieu plus que convenable pour apprendre les rudiments du surf à pagaie ou SUP.

Lors de notre baptême de SUP, nous avons opté pour un itinéraire de 12 km, qui s'accomplit en quatre heures, pause-repas comprise. Posté sur la rive, un appariteur nous explique les techniques de pagaie, somme toute assez simples. Tout au long du trajet, le principal défi consistera à garder le cap tout en ramant du même côté pour éviter un épuisement hâtif.

Une fois à l'eau, il faut grimper sur la planche. Inutile de se laisser intimider par sa taille, elle est étonnamment plus stable qu'elle n'y paraît. Trouver son juste équilibre est une affaire d'un quart d'heure. Le temps de quitter le bras de rivière où flotte le quai, nous prenons nos aises.

Demeurer debout sur une planche aussi longtemps pourrait en rebuter certains. Toutefois, la Rouge compte de nombreuses plages de sable fin où il est possible de se dégourdir les pieds et de pique-niquer. Zéro stress.

Pendant le trajet, plusieurs kayaks nous dépassent sans trop d'effort. Et c'est parfait ainsi. Par sa lenteur, le SUP pousse à se concentrer sur chaque mouvement. Il nous donne aussi le temps d'analyser le plan d'eau à nos pieds, de littéralement lire le courant pour éviter les bancs de sable. Debout, notre regard porte loin sur la rivière, donnant une perspective nouvelle sur la vallée.

Enfin, le SUP s'avère un exercice de résistance des plus complets. En nous découvrant de nouveaux muscles ce jour-là, nous avons eu une pensée respectueuse pour les draveurs qui passaient leur vie debout sur un billot de bois.

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