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New York: un diner comme dans le temps

Que vous soyez épicurien ou nostalgique, le Candy... (Photo: Esther Bégin, collaboration spéciale)

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Que vous soyez épicurien ou nostalgique, le Candy Shop Luncheonette est à voir si vous planifiez une escapade new-yorkaise.

Photo: Esther Bégin, collaboration spéciale

Esther Bégin
La Presse

(New York) L'endroit a survécu à la Grande Dépression, à la Seconde Guerre mondiale et à 16 présidents américains. Il a traversé le millénaire après avoir résisté à toutes les modes: hippie, disco, techno... On y sert des hamburgers mozzarella-bacon «jumbo» et des boules de crème glacée «comme dans le temps». Sans compter qu'on y court la chance de croiser une vedette!

Que vous soyez foodie, groupie ou nostalgique, le Candy Shop Luncheonette est à voir si vous planifiez une escapade new-yorkaise. Véritable institution vivante, ce mignon resto de quartier agrémente le paysage de l'Upper East Side depuis presque 90 ans. Comme un petit bunker planté bien dru dans la commerçante avenue Lexington, l'immeuble à la devanture triangulaire trône fièrement au coin de la 83e Rue, à trois pâtés de maisons du Metropolitain Museum of Art. Un diner tout ce qu'il y a de plus authentique, appartenant à la même famille, les Philis, depuis trois générations.

Repas d'antan

Entrer au Candy Shop, c'est assurément faire un voyage dans le temps! Décoration d'époque: un comptoir et des bancs en inox, une dizaine de tables carrées en bois, des fontaines de soda d'époque... Les murs sont tapissés de photos des années 30. En fait, les propriétaires n'ont pas jugé bon retaper les lieux depuis 1948!

Mais la beauté du Candy Shop, c'est qu'il a conservé la philosophie culinaire de ses origines. Un exploit dans la Big Apple, véritable bastion d'incalculables tendances. Son menu regorge de recettes toutes simples: des mets préparés selon la tradition avec des aliments toujours frais, jamais congelés.

Une visite au Candy Shop pour le petit-déjeuner? On presse de belles oranges devant vous. Vos oeufs brouillés sont poêlés avec beurre et lait. Les omelettes débordent de vieux cheddar américain. Les crêpes ont récolté les honneurs dans à peu près tous les guides touristiques new-yorkais.

Une virée pour le midi? Encore là, délices d'époque assurés! Pour le cheeseburger, la boulette de boeuf est certifiée Angus. Qu'il soit au poulet ou à la dinde, le club-sandwich, servi avec un gros cornichon croquant, est préparé avec de la viande apprêtée la journée même. Résultat: des sandwichs qui dégoulinent de fraîcheur. Délicieux!

S'il vous reste de la place pour le dessert (il faudrait, ils sont mémorables), la carte offre quelques suggestions délirantes: brownies, gâteaux au fromage et beignets. Et bien sûr, ils sont cuisinés sur place. Mais sachez que le spécial «crème glacée maison du mois» (au café avec morceaux de chocolat en mai, aux pralines en juin) est à se rouler par terre. Et le fameux pouding au riz, éternel «dessert du jour», est absolument onctueux.

Des vedettes et en vedette

Le Candy Shop est sans prétention, ce qui a contribué, au fil des ans, à en faire un endroit hyper in. Feignez de ne pas être surpris si vous croisez Paul McCartney en train d'y casser la croûte. Quant aux vedettes hollywoodiennes, elles ne font pas broncher une seconde la clientèle d'habitués (la beauté de vivre à New York!).

Le cachet unique du Candy Shop a aussi servi de décor à quelques films américains. Les cinéphiles qui ont apprécié Three Days of the Condor, réalisé en 1975 par Sydney Pollack, reconnaîtront la scène où Robert Redford mange au comptoir pendant que ses collègues de la CIA, restés au bureau, se font tous assassiner. Plus récemment, Scarlett Johansson s'y est attablée pendant le tournage de The Nanny Diaries.

Autre agréable surprise: on ressort du «Candy Shop» sans être ruiné. Même s'ils ne sont pas rétros, les prix demeurent raisonnables, surtout pour le chic Upper East Side: environ 12$ pour le petit-déjeuner; un peu plus le midi.

Dernier détail: impossible de passer au Candy Shop Luncheonette sans saluer John et Robert, les sympathiques propriétaires. Soyez averti: vous pourriez être séduit! D'autant plus qu'ils semblent ignorer jusqu'à quel point leurs personnalités attachantes ajoutent au charme du Candy Shop.

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