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Plus difficile de détecter le TDAH chez les filles que chez les garçons

Les garçons sont deux fois plus nombreux que... (PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, LA PRESSE)

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Les garçons sont deux fois plus nombreux que les filles à recevoir un diagnostic de TDAH aux États-Unis, selon le Journal of the American Academy of Child and Adolescent Psychiatry.

PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, LA PRESSE

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Parmi les enfants souffrant de TDAH, les filles ont une augmentation des problèmes de comportement, d'anxiété et de compulsions similaire aux garçons, selon une nouvelle étude américaine. Mais comme les filles en général ont moins de problèmes de comportement qui dérangent les classes et les familles, elles sont moins facilement détectées.

«Nous nous attendions à trouver un risque moins élevé que chez les garçons», explique Irene Tung, étudiante au doctorat en psychologie à l'Université de Californie à Los Angeles, qui est l'auteure principale de l'étude publiée dans la revue Pediatrics. «Nous avons été surpris de constater que non. La seule différence, c'est que les garçons qui ont un diagnostic de TDAH à la garderie ont plus d'hyperactivité que les filles. Ça peut expliquer en partie, mais pas en totalité, la différence des taux de diagnostic chez les filles et chez les garçons.»

En comparaison des filles n'ayant pas de TDAH, celles qui ont reçu un diagnostic ont 9,4 fois plus de risque de problèmes de comportement, 5,6 fois plus de troubles obsessifs compulsifs, 4,2 fois plus de dépression et 3,2 fois plus d'anxiété. En valeurs absolues, cela signifie que 37,7 % des filles ayant un TDAH ont de l'anxiété et 12,8 % des problèmes de comportement. En comparaison, de 20 à 25 % des garçons ayant un TDAH ont des problèmes de comportement, ce qui est 10 fois plus que chez les garçons sans TDAH. L'étude était une méta-analyse de 18 autres études portant sur 2000 filles.

«Si on compare des filles avec des filles, le TDAH n'est pas plus difficile à détecter à l'âge scolaire», note Mme Tung.

«On sait que chez les adultes, la prévalence des nouveaux diagnostics de TDAH est similaire chez les hommes et chez les femmes. Alors on peut vraiment se demander s'il y a un sous-diagnostic chez les femmes.»

D'autres études à venir

La psychologue californienne pourra répondre à cette question grâce à une cohorte de 230 garçons et filles avec et sans TDAH, qu'elle suit depuis la naissance. «S'il n'y a pas de biais contre les filles, il faudra alors étudier la causalité avec les comorbidités, les autres troubles liés au TDAH, dit Mme Tung. Est-ce que le TDAH cause des problèmes d'anxiété puis de comportement chez les filles, alors que ces trois problèmes surviennent en même temps, avec la même cause, chez les garçons? Tout est possible. Il est certain que les filles ayant un TDAH détonnent davantage du modèle qu'elles ont généralement. Ça pourrait en soi être une source d'anxiété.»

Les résultats de l'étude pourraient aussi améliorer le dépistage du TDAH chez les filles en mettant l'accent sur l'anxiété. «Il pourrait être utile pour le médecin de famille de faire un test de TDAH chez les filles anxieuses qui n'ont pas de problème de comportement», dit Mme Tung.

15,1 % des garçons américains reçoivent un diagnostic de TDAH

6,7 % des filles américaines reçoivent un diagnostic de TDAH

Source: Journal of the American Academy of Child and Adolescent Psychiatry

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