La fessée augmenterait le risque de problèmes mentaux

Scène de fessée d'un film des années 1920.... (Photo Bettmann/Corbis/Magma)

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Scène de fessée d'un film des années 1920.

Photo Bettmann/Corbis/Magma

Agence France-Presse

Les personnes qui ont reçu des fessées lorsqu'elles étaient enfants ont plus de risques de souffrir d'affections mentales une fois adultes, que ce soit des désordres comportementaux ou des problèmes d'alcool ou de drogue, selon une étude parue lundi.

Celle-ci, menée auprès de 653 adultes par une équipe de chercheurs canadiens, visait à examiner uniquement l'effet des fessées et châtiments corporels légers sur des problèmes psychologiques ultérieurs, en excluant les sévices sévères (qui laissent des bleus ou causent des blessures) ou de nature sexuelle.

Les résultats montrent que les personnes ayant reçu des fessées ont entre 2% et 7% de risques supplémentaires de présenter des pathologies mentales une fois adultes.

Ces chiffres, publiés dans la revue américaine Pediatrics, peuvent paraître anecdotiques mais ils démontrent que les punitions corporelles semblent accroître le risque de problèmes ultérieurs, selon les experts, d'autant que la moitié des Américains se rappellent avoir reçu des fessées dans leur enfance.

«Cette étude est importante, elle ouvre un débat sur l'éducation des enfants», estime Victor Fornari, directeur du département de psychiatrie infantile au North Shore-Long Island Jewish Health System à New York.

Les chiffres mis en évidence «ne sont pas très élevés, mais ils démontrent que les punitions corporelles sont un facteur de risque pour souffrir de problèmes mentaux une fois adulte», ajoute M. Fornari en commentant cette étude à laquelle il n'a pas participé.

Les recherches précédentes sur le sujet avaient déjà démontré à plusieurs reprises que les enfants victimes de châtiments corporels souffraient davantage de désordres mentaux une fois adultes, et étaient plus enclins à présenter un comportement agressif que les enfants ne recevant pas de fessées.

Toutefois, ces études se penchaient sur le cas de personnes ayant reçu des sévices plus sévères.

Trente-deux pays dans le monde ont interdit les punitions corporelles pour les enfants, mais pas les États-Unis ni le Canada.




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