Le canot-camping, un passeport vers la sainte paix

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Le canot-camping est sans aucun doute la solution rêvée pour ceux qui désirent avoir la sainte paix en camping.

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Si vous êtes nostalgique du temps où on pouvait avoir la sainte paix en camping et que vous aimeriez retrouver un sentiment de quiétude et d'isolement lorsque vous montez votre tente, le canot-camping est sans aucun doute la solution rêvée pour vous.

À l'aventure!

Le nombre d'adeptes du camping ne cesse d'augmenter. Logiquement, le nombre d'endroits où l'on peut avoir la sainte paix diminue d'autant. Si vous fuyez la cohue des «villages de tentes», le canot-camping est la voie qu'il vous faut emprunter.

Mais avant de vous lancer, il serait avisé d'acquérir certaines connaissances de base.

«Les Québécois ont tendance à penser qu'en naissant, ils reçoivent le "vaccin du canot" qui fait qu'on sait en faire instinctivement. Mais dans les faits, bien peu de gens savent canoter», souligne Pierre Chevrier, copropriétaire de l'entreprise Au Canot volant située à Saint-Côme, dans Lanaudière. Celle-ci offre les formations de canotage, de sauvetage et de secourisme de la Fédération québécoise du canot et du kayak (FQCK) et propose diverses activités guidées ou autonomes.

Bernard Hugonnier, directeur technique et responsable formation, sécurité et expertise technique à la FQCK, abonde dans le même sens. «La plupart des gens, à un moment donné, ont embarqué dans un canot, ont donné un coup de pagaie à gauche et un autre à droite et sont parvenus à se rendre à destination. Mais de là à dire qu'on va faire une activité de canot-camping et que ce sera plaisant, il y a toute une marge.»

Ici, la préparation et la planification jouent un rôle capital. «Si la préparation n'est pas adéquate dans chacune des phases, le taux de risque augmente inévitablement, explique M. Hugonnier. Mais au-delà du taux de risque, c'est surtout le taux de déplaisir et d'insatisfaction qui résulte d'une mauvaise formation et d'un manque de préparation.»

En effet, une fois dans l'arrière-pays, vous devrez être complètement autonome. Si vous êtes mal équipé, mal habillé et mal préparé, l'aventure peut rapidement tourner au cauchemar. Dessaler (chavirer) dans l'eau glaciale, perdre ses bagages et être incapable de récupérer son embarcation peut s'avérer dramatique.

«Une excursion qui tourne au cauchemar, c'est parce qu'il y a accumulation de plein de petits manques.»

Minimiser les risques, optimiser le plaisir

«Les premiers dangers qui guettent les canoteurs sont l'eau froide et l'eau haute, explique M. Chevrier. Il faut avoir un minimum de connaissances pour connaître les débits des rivières. Une succession de rapides, même faciles, peut être problématique en période d'eau haute. Si on chavire, ça peut rapidement devenir un grave problème.»

Mais le canot-camping n'implique pas nécessairement de l'eau vive et la descente de rapides. Il est tout à fait possible de faire des expéditions en lac. Ou de descendre des rivières tout en portageant aux rapides plutôt que de les naviguer.

Toutefois, une réalité demeure: il faut acquérir une bonne base en canotage. «Tout passe par la formation, précise M. Chevrier. Si les gens ont la formation, la suite sera facile.»

Le cours Canotage 1, du programme de formation de la FQCK, permet d'acquérir cette base. D'une durée de deux jours, il est offert par les moniteurs certifiés de la Fédération par le truchement des divers camps, écoles, entreprises de tourisme d'aventure, associations et clubs de plein air ou directement par des enseignants accrédités à la pige. Il permet d'apprendre les coups de pagaie de base tant à l'avant qu'à l'arrière du canot, les règles de sécurité, comment transporter le canot et, surtout, comment récupérer son embarcation en cas de dessalage.

«Ça peut paraître anodin, mais quand on est sur un lac à 2 km de la rive, savoir comment réintégrer ou récupérer son embarcation est capital», explique M. Chevrier.

Pour ceux qui veulent s'aventurer en rivière, M. Chevrier recommande de suivre ensuite le cours Eau vive II, premier cours d'initiation à la rivière. «C'est un superbe atout pour pouvoir manoeuvrer dans les rapides. C'est sûr que quand tout va bien, tout va bien. Descendre les rapides, les rivières, c'est plutôt facile. Mais quand on doit s'arrêter parce qu'il y a une chute ou un portage ou qu'on doit aider quelqu'un, avoir suivi ce cours représente à ce moment un sérieux atout.»

Pour une aventure en pleine autonomie réussie, il... (photo fournie par Canot-camping La Vérendrye) - image 2.0

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Pour une aventure en pleine autonomie réussie, il est essentiel de planifier tous les détails de l'expédition avant de partir.

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Et le camping dans tout ça?

Une fois que vous aurez acquis une bonne base dans la pratique du canotage, vous devrez aussi considérer l'autre aspect de l'activité: le camping. Tout le monde peut camper à côté de sa voiture. Mais le canot-camping exige que vous transportiez tout votre équipement et votre nourriture dans le canot. Et ça, c'est une autre histoire.

«Il faut réviser nos façons de faire. Qu'est-ce qu'on apporte et comment on l'apporte? Dans la progression, c'est là qu'il y a des apprentissages à faire.»

Très populaires par le passé, les cours de canot-camping sont progressivement disparus du paysage. «Pendant des années, les gens ont été très tournés vers l'eau vive, la descente de rapides, l'adrénaline. Mais aujourd'hui, il y a un retour de balancier et on assiste à un renouveau du canot-camping», poursuit-il.

La FQCK a donc conçu un nouveau cours de canot-camping revu et corrigé. Offert par l'intermédiaire de ses moniteurs certifiés, ce cours vise uniquement la planification, la préparation et l'organisation d'une sortie de canot-camping.

Plusieurs entreprises de tourisme d'aventure proposent également des expéditions guidées et des activités découvertes qui peuvent aider à apprendre les rudiments du canot-camping.

Un canot peut vous permettre d'atteindre un sentiment de liberté et d'aventure inégalé et vous transporter là où vous n'aviez jamais pensé pouvoir poser... la pagaie. À vous de vous donner les outils pour en profiter pleinement.

Conseils d'experts

Commencez par la base

La première étape est d'acquérir une formation de base en canotage. «Avec cette formation, vous apprendrez l'essentiel pour être fonctionnel, explique M. Hugonnier. Vous ne serez pas encore en pleine autonomie, mais vous aurez les connaissances de base et la compétence viendra ensuite avec la pratique.»

Apprenez l'eau vive

Vous voulez faire de l'eau vive et descendre des rapides? Ajoutez le cours Eau vive II à votre formation. «Le plus grand danger en eau vive, c'est la route pour s'y rendre, ironise M. Chevrier. Descendre des rapides n'est pas dangereux. Il faut juste bien faire les choses et une fois qu'on travaille avec et non contre la rivière, on aura énormément de plaisir.»

Développez votre autonomie en camping

Évaluez vos habiletés en camping et profitez de vos sorties de canot pour les développer progressivement. «Pour développer votre autonomie, pratiquez le canot-camping avec assistance, c'est-à-dire que votre camping sera fixe, et qu'après votre journée de canot, vous reviendrez à votre emplacement de camping, à votre tente, à votre voiture. Vous faites les deux activités, mais un peu en parallèle.»

Enfin l'autonomie!

La dernière étape est l'aventure en pleine autonomie. Vous aurez alors à planifier minutieusement tous les détails de votre expédition pour vous assurer que tout se passe bien. «Faire du canot-camping, c'est faire du canot, mais c'est aussi faire du camping, précise M. Hugonnier. Et par-dessus tout, c'est faire tout ça de façon à avoir du plaisir.»

Mathieu Boucher (à droite) en compagnie de son... (Photo fournie par Mathieu Boucher) - image 3.0

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Mathieu Boucher (à droite) en compagnie de son frère Jonathan

Photo fournie par Mathieu Boucher

Paroles de passionnés

Vous songez à tenter l'expérience du canot-camping? Trois passionnés expliquent pourquoi ils l'ont fait et pourquoi vous devriez le faire aussi.

Qu'est-ce qui vous a amené au canot-camping?

«J'ai commencé avec mon frère qui est cinq ans plus vieux que moi. On a commencé sur des lacs, puis on s'est ensuite intéressés aux rivières. On a suivi des cours et ça a déboulé. Tous les étés, je faisais des expéditions. Depuis que j'ai 18 ans, je suis moi-même guide.»

«Quand nos enfants étaient petits, ça nous permettait de les emmener avec nous, ce qu'on ne pouvait pas faire avec la randonnée, par exemple. Le canot permet de tout transporter facilement. On pouvait donc être complètement autonomes et continuer à faire une activité de plein air en famille, loin des grands centres.»

«À l'origine, ma conjointe avait décidé que c'était une belle activité de couple à faire. Comme j'ai toujours aimé l'eau et le plein air, ça m'a tout de suite attiré. On s'est joint au club de canot-camping Pierre-Radisson où on a trouvé un bon groupe de gens.»

Qu'est-ce que vous aimez dans le canot-camping?

«En canot-camping, tu peux partir plus longtemps. Après deux ou trois jours, tu entres dans un mode de vie complètement différent. Tu perds le fil et tu oublies tout le reste. J'ai fait du trekking, mais même après huit jours, je ne suis jamais entré dans un mode comme ça.»

«C'est une activité qui nous plonge vraiment dans la nature. On est complètement isolés, ce qui permet de vraiment reconnecter avec l'essentiel. C'est un sentiment très fort. Et pas besoin d'être un athlète pour faire du canot-camping. C'est accessible à tous.»

«J'aime l'aspect social des sorties organisées par le club. On part pour le week-end, on descend la rivière, on campe, on s'amuse dans l'eau, on soupe ensemble, on fait des feux, on se raconte des histoires, etc.»

Quels sont vos endroits préférés?

La Gaspésie est pas mal mon coin favori. Mais j'aime aussi les grands réservoirs du Nord comme le Gouin et le Baskatong et les rivières aux alentours, ainsi que la rivière Gatineau, qui est superbe. »

«Les rivières de l'Outaouais sont celles qu'on fréquente le plus. Elles sont assez près de notre domicile pour qu'on puisse partir le samedi et revenir le dimanche ou le lundi. Parmi nos rivières préférées, il y a la rivière Noire et la rivière Coulonge, où des pourvoyeurs offrent des services de navette très pratiques.»

«Comme le club est dans l'Outaouais, on fréquente surtout les rivières aux alentours comme la rivière Noire, la Coulonge et la Dumoine. Mais parfois, on se rend aussi sur la rivière Rouge ou la Gatineau ou même sur la rivière Petawawa, en Ontario.»

Quel est votre conseil à ceux qui veulent se lancer?

«Contactez des clubs de canot et faites-vous recommander des rivières ou des plans d'eau plus faciles pour commencer. Ou partez d'abord avec un guide pour prendre de l'expérience progressivement. Il est bon aussi de varier les expériences pour voir ce qu'on aime le plus comme type d'expédition.»

«Soyez sécuritaires! Joignez-vous à un club ou allez-y avec des gens qui ont de l'expérience. Ne vous lancez pas dans quelque chose qui n'est pas de votre niveau. Soyez sûr de ce que vous faites et d'où vous allez. Et planifiez bien vos sorties, c'est l'aspect le plus important.»

«Faites-le! C'est une expérience incroyable qui procure une grande détente, qui permet de se changer les idées et qui donne la chance d'admirer des paysages que très peu de gens ont la chance de voir.»

Pour cuisiner à l'aide d'un réchaud, plusieurs options... (photo fournie par Canot-camping La Vérendrye) - image 4.0

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Pour cuisiner à l'aide d'un réchaud, plusieurs options s'offrent à vous. Les bonbonnes de propane ou de butane sont pratiques, compactes, mais elles fonctionnent moins bien par temps froid.

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Bien équipé

Il est facile d'être étourdi par tout le choix qui s'offre à nous lorsque nous mettons les pieds chez un détaillant d'articles de plein air. Voici quelques conseils pour vous guider dans l'achat de l'équipement de base.

Le canot

«Pour le canot-camping, la référence est un canot d'une longueur de 15 ou 16 pi, indique Philippe Radermaker, gérant de la boutique SAIL de Québec. Il est plus rapide, on peut y mettre plus d'équipement et sa longueur l'aide à garder le cap en ligne droite.» Par contre, pour de courts séjours ou si vous faites beaucoup de rapides, un canot de 14 pi, plus manoeuvrable en eau vive et plus léger, pourrait convenir. Évitez les canots en fibre, plus fragiles lors de frictions avec des roches. «Si votre canot est en fibre de verre, renforcez l'étrave avec un protecteur en kevlar», suggère M. Radermaker.

Les pagaies

Pour les débutants ou les plus négligents, les pagaies avec un manche d'aluminium et une pale en plastique sont les plus robustes et les moins chères, mais aussi les plus lourdes. Une variante plus légère, mais plus chère, combine la pale de plastique avec un manche en graphite ou en fibre de carbone. Finalement, le bois reste une valeur sûre. Elle est agréable en main et légère, mais la pale doit absolument être renforcée de résine, puisqu'elle sera souvent en contact avec les roches et le sable lors des accostages ou au moment de quitter la rive.

Le vêtement de flottaison individuel (VFI)

Choisissez un VFI conçu pour le canot ou le kayak. Ces modèles sont plus dégagés au niveau des épaules pour ne pas gêner les mouvements. Ils sont également plus courts, ce qui les empêche de remonter dans la gorge quand vous vous assoyez. Les vestes autogonflantes ne sont pas du tout recommandées. «En canot et en kayak, on peut se retrouver souvent à l'eau, par exemple en chavirant dans un rapide. Une fois la veste [autogonflante] déclenchée, elle devient complètement inefficace et ne sert plus à rien pour le reste du voyage», prévient M. Radermaker.

Les sacs étanches et les barils

Afin de protéger votre équipement de l'eau, placez-le dans des sacs étanches et des barils. Certains de ces sacs sont munis de bretelles, ce qui les rend parfaits pour les portages. «Mettez vos vêtements et votre sac de couchage dans des sacs étanches de compression en nylon, qui seront ensuite placés dans vos sacs ou barils. Arrivés au campement, s'il pleut, vous pourrez simplement et rapidement sortir ces sacs et les lancer dans la tente», conseille M. Radermaker. Les barils sont très solides et, en plus, ils servent de sièges et de tables au campement.

Le sac de couchage

La vieille règle voulant qu'on évite les sacs de duvet en canot-camping - parce qu'une fois mouillés, ils perdent leurs propriétés isolantes - ne tient plus. «Avec les tentes d'aujourd'hui et les sacs étanches, il n'y a plus de raison que votre duvet soit mouillé», indique M. Radermaker. De plus, il existe maintenant des duvets hydrophobes qui repoussent l'eau. Ils sont ultralégers et compacts, mais ils coûtent cher. Les sacs synthétiques sont plus abordables et restent chauds même mouillés, mais ils sont plus lourds et encombrants. Choisissez toujours un sac qui est coté de 5 à 7 °C de moins que la température attendue pour parer à toutes les situations.

Les méthodes de cuisson

La méthode la plus simple est de cuisiner sur un feu avec une simple grille. C'est plus long, mais ça évite d'avoir à traîner du carburant et, en plus, «la fumée aide à chasser les insectes piqueurs», souligne M. Radermaker. Si vous préférez un réchaud, toutes les options sont bonnes. Certains sont très compacts et s'imbriquent dans leurs propres gamelles. Les bonbonnes de propane ou de butane sont pratiques, compactes, mais elles fonctionnent moins bien par temps froid. Le naphte, quant à lui, convient surtout aux longues expéditions, puisqu'il est plus facile de trimballer des bidons de naphte qu'une grande quantité de petites bonbonnes.

Rendre l'eau potable

La méthode la plus simple pour rendre l'eau potable est de la faire bouillir une dizaine de minutes. Si vous utilisez plutôt des filtres, privilégiez un système sans pompage ni piles qui fonctionne par gravité. Ne puisez jamais votre eau là où elle est stagnante. Et ne la puisez pas trop près du rivage non plus. «Si vous êtes en rivière, l'idéal est de la puiser dans le bouillon blanc d'un rapide», précise M. Radermaker. Pour la recueillir, utilisez des contenants d'eau transparents qui permettent de voir s'il y a des matières en suspension dans l'eau. Dans ce cas, filtrez la avant de la faire bouillir.

La tente

N'importe quelle tente convient, mais procurez-vous une tente de qualité, avec un double toit qui descend près du sol. «Des vestibules sont très pratiques pour protéger l'équipement des intempéries», souligne M. Radermaker. Pour la même raison, prenez une tente un peu plus grande que vos besoins. Vous aurez ainsi plus de rangement et plus d'espace. Mettez toujours un tapis de sol sous la tente pour protéger le plancher des déchirures et des perforations.

Bâche

Prévoyez une bâche pour vous protéger des intempéries ou du soleil ou vous permettre de monter votre tente sous la pluie. Certaines, comme les bâches Backpacker d'Eureka (deux formats offerts), sont très légères et prennent moins de place qu'un sac de couchage. Ces bâches peuvent aussi être équipées d'une moustiquaire, ce qui les rend idéales durant la saison des moustiques et des mouches noires. Elles peuvent être attachées à des arbres ou montées avec des poteaux d'aluminium télescopiques. Et n'oubliez surtout pas de la cordelette, de type paracorde, en très grande quantité. Comme le souligne M. Radermaker, «de la cordelette, on s'en sert pour tout en camping: tendre une corde à linge, attacher son équipement, tendre une bâche, etc.»

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La province est un immense terrain de jeu qui offre aux amateurs de canot-camping une multitude de possibilités.

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Un immense terrain de jeu

Avec près de 3,6 millions de plans d'eau douce et des millions de kilomètres de rivières, le Québec offre un éventail de possibilités quasi illimité pour pratiquer le canot-camping. Voici quelques pistes à explorer.

Le réseau des zec

Les ZEC (zones d'exploitation contrôlée) sont facilement accessibles et très abordables. Plusieurs d'entre elles proposent des circuits balisés et entretenus, la location de canots et de pagaies ainsi que des services de navettes. Mais un des grands avantages des ZEC est que vous pouvez y créer votre propre parcours de canot-camping hors des circuits balisés et camper où vous voulez et quand vous voulez. C'est la solution idéale pour être isolé et fuir toutes contraintes. Si vous choisissez ce type d'expédition, informez-vous auprès du personnel de la ZEC que vous visiterez au sujet de l'état et de l'accessibilité du territoire que vous désirez explorer.

www.reseauzec.com

Parcs et réserves fauniques

Le réseau de parcs et de réserves fauniques de la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ) de même que les parcs nationaux de Parcs Canada offrent de nombreuses possibilités pour le canot-camping. Vous y trouverez de superbes circuits balisés et des paysages à couper le souffle. Vous pourrez y louer canots, pagaies et vêtements de flottaison individuels (VFI), et vous y trouverez des services de navettes. Ici, contrairement aux ZEC, vous devrez vous en tenir exclusivement aux circuits et emplacements de camping prévus et réservés à l'avance, et respecter bon nombre de règlements destinés à assurer la quiétude de tous et la protection de l'environnement.

SEPAQ, parcs nationaux et réserves fauniques: www.sepaq.com

Parcs nationaux (Parcs Canada): www.pc.gc.ca/fr/pn-np

Canot-camping La Vérendrye

Issu d'un partenariat entre la Fédération québécoise du canot et du kayak (FQCK) et la SEPAQ, Canot-camping La Vérendrye offre un réseau de plus de 800 km composé d'une vingtaine de circuits en lacs ou en rivières dans la réserve La Vérendrye. Un service de navette est offert sur tout le territoire. Des sorties d'initiation au canot-camping et des ateliers de canotage sont également proposés. La grande particularité de cette destination est que vous pouvez vous y rendre en autobus et louer tout l'équipement nécessaire pour votre expédition directement sur place. Difficile à battre comme accessibilité!

www.canot-camping.ca/index.html

Entreprises de tourisme d'aventure

De nombreuses entreprises de tourisme d'aventure offrent des expéditions guidées ou autonomes aux quatre coins du Québec. La formule guidée, bien que plus chère, permet de s'initier ou de pratiquer le canot-camping en toute quiétude avec un minimum d'organisation, de connaissances et d'équipement, tout en bénéficiant du savoir-faire et des conseils d'un guide qualifié et expérimenté. Si vous préférez vous aventurer en totale autonomie, plusieurs de ces entreprises offrent la location de canots, de pagaies et de VFI, ainsi qu'un service de navette. Une simple recherche sur l'internet vous permettra d'en trouver une bonne quantité. En voici quelques-unes.

> Aventuraid: Rivières Mistassini, Ouasiemsca et Mistassibi, www.aventuraid.qc.ca/index.html

> Au Canot Volant: Rivière L'Assomption, www.canotvolant.ca/index.htm

> CIME Aventures: Rivière Bonaventure, cimeaventures.com/

> Aventure Vent et Rivière: Rivière Saint-Maurice, ventetriviere.com/excursions/

> Aventure Quatre Saisons: Rivière Rouge, www.aventurequatresaisons.com/fr/laurentides/riviere-rouge/canot




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