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Une heure d'exercice pour annuler les effets de la position assise

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Depuis plus d'un demi-siècle, des études mettent en lumière les risques associés au fait de rester assis de façon prolongée.

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Les temps ont changé. Les emplois, aujourd'hui, nous contraignent à rester assis de longues heures. La voiture nous accompagne dans presque tous nos déplacements. Bref, nous restons souvent en position assise le plus clair de notre temps pendant la journée.

Depuis plus d'un demi-siècle, des études mettent en lumière les risques associés au fait de rester assis de façon prolongée (développement de multiples maladies, mort prématurée). Une question intéresse les scientifiques : est-ce possible d'annuler les risques inhérents au fait de rester assis en faisant de l'exercice physique ?

La réponse est oui, selon une vaste analyse publiée dans la revue médicale The Lancet.

« Même si vous restez assis huit ou neuf heures par jour, vous pouvez annuler le risque augmenté en faisant au moins une heure d'activité physique modérée par jour », a expliqué à La Presse Ulf Ekelund, professeur à l'Université de Cambridge. Il faut donc faire plus de sport que la recommandation officielle de l'Organisation mondiale de la santé, qui est de 150 minutes par semaine.

Cette bonne nouvelle s'accompagne toutefois d'une moins bonne. L'analyse a aussi déterminé que les gens qui restent assis plus de huit heures dans la journée, mais qui ne font pratiquement pas d'exercice modéré (comme marcher à 5,5 km/h ou faire du vélo à 16 km/h), accroissent le risque de mortalité de 60 %. Un risque comparable... à celui lié au tabagisme ou à l'obésité !

« Les preuves sont si considérables qu'on peut affirmer que la sédentarité est la plus grande menace du XXIe siècle pour notre santé », estime Antony Karelis, professeur au département des sciences de l'activité physique de l'UQAM.

Au sein du quart de sujets les plus actifs (l'équivalent de 60 à 75 minutes d'exercice d'intensité modérée par jour*), le risque de mortalité était stable, peu importe le nombre d'heures passées en position assise le jour, ce qui suggère que l'effet délétère associé au fait de rester assis s'en trouvait annulé.

Une heure d'exercice peut paraître beaucoup pour certains. Ulf Ekelund a d'ailleurs tenu à souligner qu'on retire aussi des bienfaits à en faire moins. « Si vous faites seulement 30 minutes, vous avez un risque moins élevé que ceux qui ne font rien du tout », dit-il.

Sans surprise, les gens les moins actifs physiquement (5 minutes d'activité par jour) sont ceux dont le risque de mortalité est le plus élevé. Même ceux qui restent peu assis pendant la journée - moins de quatre heures par jour - courent 27 % plus de risques de mourir au cours du suivi que leurs comparses les plus actifs.

ON FAIT QUOI ?

Aux yeux d'Ulf Ekelund et d'Antony Karelis, l'inactivité physique est d'abord un problème de société, et la solution demeure avant tout sociétale. « Il faut faciliter les transports à pied et à vélo, construire des immeubles dans lesquels les escaliers - et non l'ascenseur - sont la première chose qu'on voit en entrant », énumère Ulf Ekelund.

Antony Karelis croit qu'on devrait aussi faciliter le travail sur des bureaux ajustables, qui permettent de rester debout.

*Une demi-heure d'activité vigoureuse correspond à une heure d'activité modérée.

1 million

Dirigés par Ulf Ekelund, les chercheurs internationaux ont analysé 16 études, qui incluaient les données de 1 million de personnes, dont 85 000  sont mortes en cours de suivi.

5 millions

C'est le nombre de personnes qui mourraient chaque année du fait de ne pas avoir respecté les niveaux d'activité physique quotidiens recommandés.

ATTENTION TÉLÉ

Les chercheurs ont fait une deuxième analyse, cette fois en utilisant le temps passé devant le téléviseur. Seules 6 des 16 études analysées comptaient des données à ce sujet. Les gens qui regardaient la télévision au moins trois heures par jour avaient un plus haut taux de mortalité, sauf s'ils faisaient au moins une heure d'activité physique par jour. Par contre, lorsque l'écoute de la télévision dépassait cinq heures par jour, le risque de mortalité était accru même chez les plus actifs. Selon Ulf Ekelund, cela s'explique par le fait que les gens qui regardent beaucoup la télévision ont tendance à grignoter et ont souvent un mode de vie moins sain.

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