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L'épidémie d'obésité continue à s'aggraver aux États-Unis

L'obésité, qui est liée aux maladies cardiovasculaires, au... (ARCHIVES AP)

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L'obésité, qui est liée aux maladies cardiovasculaires, au diabète et à certains cancers, est définie par un indice de masse corporelle (IMC) de 30 et plus.

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Agence France-Presse
Washington

L'épidémie d'obésité continue de s'aggraver aux États-Unis où 40% des femmes et 35% des hommes, ainsi que 17% des enfants et adolescents entrent dans cette catégorie, selon deux rapports publiés mardi.

Ces recherches menées par les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) montrent que les nombreux efforts mis en oeuvre pour inciter les Américains à perdre du poids, ou tout au moins à ne plus en prendre, ont très peu d'impact.

Ces études publiées dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) ont porté pour les adultes sur des données provenant de 2638 hommes et 2817 femmes d'une moyenne d'âge de 47 et 48 ans respectivement.

Pour les enfants et adolescents de 2 à 17 ans, l'analyse couvre un groupe de 40 780 sujets.

Au total, 38% des adultes et 17% des adolescents sont obèses aux États-Unis.

L'obésité, qui est liée aux maladies cardiovasculaires, au diabète et à certains cancers, est définie par un indice de masse corporelle (IMC) de 30 et plus. L'IMC est calculé en divisant le poids par la taille au carré.

Un autre tiers des Américains est également considéré en surpoids, avec un IMC de 25 à 29.

L'étude montre aussi qu'en 2013-2014 plus de 5% des hommes et près de 10% des femmes étaient de grands obèses avec un IMC de 40 et plus.

Chez les enfants, le taux de ceux souffrant d'une obésité extrême était de 5,8%.

L'étude indique que l'obésité a diminué parmi les deux à cinq ans au cours des 25 dernières années tandis qu'elle s'est accrue chez les adolescents.

Ces chercheurs ont constaté que les hommes fumeurs sont plus minces. Mais chez les femmes, le fait de fumer n'a aucune emprise sur le poids.

Toutefois celles qui ont fait des études supérieures étaient nettement moins obèses, soulignent les auteurs.

L'obésité a fortement augmenté aux États-Unis entre 1980 et 2000 chez les hommes et les femmes. Cette tendance s'est ensuite poursuivie jusqu'en 2003-2004 chez les deux sexes, mais seulement chez les femmes entre 2005 et 2014 sans que les chercheurs puissent expliquer ces différentes évolutions.

«La plupart de la recherche médicale s'est concentrée sur le développement de nouveaux traitements et procédures chirurgicales (anneaux gastrique...) pour combattre l'obésité mais cette approche ne résoudra pas ce problème», estime dans un éditorial le Dr Howard Bauchner, éditeur en chef du JAMA, en commentant ces deux études.

«Peut-être que les avancées en génétique permettront de percer les mystères de l'obésité mais cela prendra du temps et des solutions plus immédiates sont nécessaires», ajoute-t-il.

Selon lui, il faut donner la priorité à la prévention, même si les résultats des programmes dans les établissements scolaires et ailleurs ainsi que les campagnes d'éducation des autorités locales et des associations médicales n'ont pas à ce jour eu un grand succès.

Il est peut-être temps d'adopter une approche totalement différente, suggère le Dr Bauchner, citant une coopération avec l'industrie alimentaire et de la restauration.

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