Les branchés sont-ils moins stressés?

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Les usagers des réseaux sociaux ne sont ni plus ni moins stressés que les autres.

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Bonne nouvelle, lecteurs hyperconnectés: vous pouvez continuer de twitter en paix. Parce que non, les réseaux sociaux n'ajoutent pas une couche de stress à nos vies déjà surchargées. Mieux: les femmes - et les femmes seulement -, seraient même carrément moins stressées quand elles naviguent sur certaines plateformes.

C'est la surprenante conclusion qui ressort de la dernière enquête du Pew Research Center. Alors qu'on a toujours associé à une vie débordée, donc stressée, le fait d'être hyperconnecté, joignable partout et en tout temps, voilà que l'enquête, qui repose sur les témoignages de plus de 1800 Américains, conclut tout le contraire: les réseaux sociaux ne sont pas un facteur de stress dans nos vies. Au contraire. Les femmes, particulièrement celles qui utilisent Twitter (plusieurs fois par jour), le courriel (25 messages par jour) et le partage de photos par textos (au moins deux fois par jour), ont même un niveau de stress de 21% inférieur aux autres!

Pour arriver à ce constat, les chercheurs ont sondé les participants pour déterminer à quel point leur vie est stressante. Ils ont utilisé un indicateur reconnu, le Perceived Stress Scale (PSC). En gros, on leur a posé différentes questions sur leur quotidien plus ou moins débordé, leur sentiment de contrôle et de prévisibilité.

Un réseau fort, moins de stress?

Conclusion? Les usagers des réseaux sociaux ne sont ni plus ni moins stressés que les autres. Chez les femmes, les usagères sont même moins stressées que la moyenne, donc. Pourquoi? L'hypothèse des chercheurs, qui s'appuient sur des enquêtes précédentes, est la suivante: par définition, les femmes qui utilisent ces réseaux ont davantage d'amis proches, font plus confiance aux gens, se sentent entourées et sont plus engagées. Bref, moins stressées. Quant au fameux syndrome du FOMO (fear of missing out, ou cette phobie de rater ce que tout le monde vit virtuellement ailleurs), évidente source de stress, soit il n'est pas plus fort chez les amateurs de réseaux sociaux qu'ailleurs, soit il est annulé par tous les avantages des réseaux.

Le partage et les échanges, confirment aussi les études, sont également associés au bien-être. Les femmes, qui ont tendance à partager leurs émotions avec un public plus large que les hommes (par texto, Twitter ou photos), se retrouvent donc avec un outil de bien-être sous-utilisé par les hommes.

Le «prix de l'empathie»

Un bémol, toutefois. Les réseaux sociaux sont paradoxalement aussi source de stress, notamment quand ils véhiculent des mauvaises nouvelles des proches. Les chercheurs parlent ici du «prix de l'empathie» (traduction libre de cost of caring), que payent ici les femmes. Certes, l'utilisation des réseaux sociaux permet de rester en contact. Or, si les nouvelles des autres sont mauvaises, ce «prix de l'empathie» se solde par un stress plus élevé. À titre d'exemple : la mort d'un proche (+14%) ; la mise à pied d'un ami (+9%).

Or, comme les femmes sont plus au courant des bonnes comme des mauvaises nouvelles, elles sont du coup nettement plus affectées.

Le stress en chiffres

  • Les hommes sont 7% moins stressés que les femmes.
  • Les femmes adeptes de certains réseaux sociaux sont 21% moins stressées que les autres.
  • Les femmes adeptes de Facebook sont 13% plus au courant des mauvaises nouvelles des proches que les autres femmes.
  • Les hommes adeptes de Facebook sont 8% plus au courant des mauvaises nouvelles des proches que les autres.

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