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Manque de chance et cancer: l'OMS «en désaccord» avec une étude américaine

Sur les cancers chez les adultes pris en... (Photo Digital/Thinkstock)

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Sur les cancers chez les adultes pris en compte par l'étude, environ les deux tiers peuvent être expliqués par des mutations génétiques aléatoires, qui permettent aux tumeurs de grossir, et un tiers sont le fruit de facteurs génétiques ou d'un environnement défavorable.

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Agence France-Presse
PARIS

L'agence pour le cancer de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le CIRC/IARC, s'est déclarée mardi en «profond désaccord» avec une étude américaine concluant que le cancer serait plus souvent dû à un manque de chance qu'à des causes génétiques.

Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC/IARC), basé à Lyon (France), «est en désaccord profond avec les conclusions» de cette étude qui a eu beaucoup d'échos dans les médias, indique-t-il dans un communiqué.

L'étude en question, parue dans le magazine Science daté du 2 janvier, menée par des scientifiques de l'Université Johns Hopkins, conclut que le cancer est souvent dû à un «manque de chance» avec des mutations aléatoires dans la division cellulaire, plutôt qu'à des causes génétiques ou environnementales au sens large.

Sur les cancers chez les adultes pris en compte par l'étude, environ les deux tiers peuvent être expliqués par des mutations génétiques aléatoires, qui permettent aux tumeurs de grossir, et un tiers sont le fruit de facteurs génétiques ou d'un environnement défavorable.

Les experts du CIRC soulignent que cette analyse qui souffre de «limitations méthodologiques» et de «biais» est en contradiction avec un nombre très important de «preuves épidémiologiques».

«Nous savions déjà qu'il y a un élément de chance dans le développement d'un cancer chez un individu», explique le  Dr Christopher Wild, directeur du CIRC.

«Mais conclure que le ''manque de chance'' est la cause majeure de cancer serait trompeur et peut porter atteinte aux efforts pour identifier les causes de cette maladie et pour la prévenir», selon ce responsable.

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