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L'exercice réduit les symptômes dépressifs, selon une étude

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Les chercheurs ont observé un impact négatif de la dépression sur le nombre de séances d'activité physique au fil des ans.

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Faire de l'exercice trois fois par semaine diminue le risque de dépression de 16%, selon une vaste étude britannique à laquelle a participé une psychologue de l'Institut Douglas. Pour le Canadien moyen, cela signifie que l'exercice régulier peut abaisser le risque de 16 à 14%.

«Ce qui est intéressant dans cette étude, c'est qu'elle n'a pas seulement étudié les gens qui ont un diagnostic de dépression», explique Marie-Claude Geoffroy, du Douglas, qui a collaboré à l'étude durant son postdoctorat au University College de Londres. «On mesurait aussi le nombre moyen de symptômes dépressifs. Et l'exercice avait un effet similaire sur ce chiffre.»

N'est-ce pas une faible baisse, compte tenu des bénéfices attribués à l'exercice physique? «Au niveau de la population, il s'agit d'un impact important, dit Mme Geoffroy. Mais même chez l'individu en santé, mais qui a, comme beaucoup, des symptômes dépressifs, l'impact peut être appréciable.»

Les symptômes dépressifs comprenaient notamment l'irritation et les troubles du sommeil. Le nombre moyen de symptômes dépressifs chez les 11 000 participants, tous nés en 1958 et qui ont été suivis à quatre reprises pendant 50 ans, allait de 1,3 à 3,1 selon le sexe et l'âge. L'étude, dont la taille et la durée sont inégalées, a été publiée dans la revue JAMA Psychiatry.

Impact sur l'exercice

Les chercheurs ont aussi observé un impact de la dépression sur l'activité physique. Chez les cobayes qui, à 23 ans, n'étaient pas déprimés, le nombre de séances d'activité physique par semaine augmentait de 0,63 séance cinq ans plus tard; chez ceux qui étaient déprimés à 23 ans, l'augmentation n'était que de 0,36 séance par semaine cinq ans plus tard.

Compte tenu des effets néfastes de l'inactivité sur la santé, est-il possible que cet impact de la dépression ou des symptômes dépressifs sur l'activité physique soit plus important que l'impact de l'activité physique sur la dépression? «C'est bien possible», dit Mme Geoffroy. Les chercheurs vont maintenant se pencher sur la causalité, pour mieux cerner les conséquences de cette relation.

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