Moins de bisphénol A chez les Canadiennes

Le bisphénol A est présent dans plusieurs bouteilles... (Photomontage La Presse)

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Le bisphénol A est présent dans plusieurs bouteilles de plastique. On le retrouve également à l'intérieur des boîtes de conserve.

Photomontage La Presse

Les Canadiennes semblent avoir moins de bisphénol A dans le sang que les femmes d'autres pays, selon une nouvelle étude. Ce produit chimique, présent dans de nombreuses bouteilles de plastique et à l'intérieur des boîtes de conserve, est sur la sellette depuis près d'une décennie, alors que les agences de santé publique multiplient les études.

L'étude est importante puisqu'elle a suivi 2000 femmes enceintes durant leur premier trimestre de grossesse, mesurant la quantité de bisphénol A (BPA) et d'autres molécules dans leur urine ou leur sang. C'est davantage que les autres études, selon son auteure principale, Tye Arbuckle de Santé Canada.La moyenne mesurée est de 0,8 microgramme de BPA par litre d'urine, contre 1,3 dans une étude néerlandaise et 2,1 dans une étude espagnole, toutes deux comparables, dit Mme Arbuckle. Les principales agences de santé publique du monde, dont Santé Canada et l'Organisation mondiale de la santé, n'ont pour le moment pas déclaré que ce taux d'exposition est dangereux, mais elles continuent à étudier la question. Le BPA est toutefois interdit pour les biberons aux États-Unis, mais pas au Canada.

Les fumeuses et les femmes ayant un revenu et un niveau d'éducation faibles affichaient un taux de BPA légèrement supérieur. L'échantillon de l'étude, publiée dans la revue Environment International, comprenait des femmes légèrement plus instruites et riches que la moyenne canadienne.

Un peu moins de 800 des enfants nés des femmes ayant participé à l'étude, aujourd'hui âgés de 18 mois à 5 ans, seront évalués encore quelques années, jusqu'à ce que tous les enfants atteignent l'âge de 5 ans. D'autres études portant cette fois sur l'état de santé de ces enfants seront publiées, dit Mme Arbuckle.

S'il s'avère toxique aux faibles doses auxquelles nous sommes exposés dans la vie courante, le bisphénol A sera une preuve supplémentaire de la validité d'un phénomène toxicologique appelé l'hormèse. Il concerne des composés qui sont non toxiques quand ils sont absents du corps humain, puis le deviennent à faible concentration, ne le sont plus à concentration moyenne et redeviennent toxiques à forte concentration. Généralement, la toxicologie considère que plus la concentration d'un produit est forte, plus sa toxicité est grande.




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