S'adapter pour baisser la pression

Véronique Chadillon-Farinacci, 25 ans, a commencé son doctorat en criminologie... (Photo Bernard Brault, La Presse)

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Marie-France Léger
La Presse

Véronique Chadillon-Farinacci, 25 ans, a commencé son doctorat en criminologie tout en travaillant à temps plein en recherche. Un emploi du temps chargé, oui, mais pas trop, puisqu'elle prend les moyens de faire du sport, de bien manger et de regarder « pousser » ses semis, sans se laisser happer par le stress.

RECHERCHE DE L'ÉQUILIBRE

Véronique profite de la vie au maximum, mais sans brûler la chandelle par les deux bouts. Son secret ? Garder un rythme constant, y aller par petites doses dans toutes les sphères de sa vie. « Je diversifie mon emploi du temps. Je sais que socialement, ce n'est pas très valorisé de faire ça. Par exemple, le week-end, les gens ne regardent pas un épisode de série télé, mais ils regardent la série au complet ! » Bien sûr, il faut trouver des moments pour se divertir, mais sans tout gober en même temps, croit-elle.

LA BOXE THAÏE, UN APPRENTISSAGE DE LONGUE HALEINE

Immobilisée quelques mois pour cause de blessure de course, Véronique rongeait son frein. Elle est tombée sur la boxe thaïe par hasard, alors que des amis suivaient les arts martiaux à la télé. Après quelques recherches, des essais, elle dit avoir trouvé son sport. Trois fois par semaine, elle suit un cours de groupe à Montréal. Elle convient que pour pratiquer la boxe thaïe, il faut des capacités mentales et physiques assez pointues : anticiper les coups, se protéger, penser au coup suivant. « L'objectif n'est pas de faire mal. C'est un sport complexe, intelligent, stratégique. La technique est très longue à acquérir. »

S'ORGANISER SANS TROP S'EN METTRE SUR LE DOS

Véronique doit être bien organisée pour passer à travers son horaire. L'avantage au niveau du doctorat, dit-elle : on a moins de cours, on est plus autonome, moins encadré. « J'ai un horaire de travail flexible, je n'ai suivi qu'un cours cette session et je peux m'absenter trois heures. » Le samedi, c'est le temps de souffler un peu. Elle consacre en général la journée de dimanche à sa thèse. « Mais vous savez, le doctorat, je le fais pour moi. Je travaille dans le domaine, alors je ne me mets pas de pression. C'est un choix, c'est une passion, qui devient comme un loisir intellectuel. »

VÉGÉTARIENNE ET PLUS HABILE EN CUISINE

Bonne mangeuse, elle a choisi depuis un an de devenir végétarienne. Sa réflexion sur la nourriture l'a amenée à penser qu'il se consomme beaucoup trop de viande en Amérique du Nord. Sa mère, diététicienne, l'a bien conseillée sur l'apport en protéines et en vitamine B12. « Je sens que j'ai plus d'énergie et un meilleur sommeil depuis que j'ai commencé. » Et d'ailleurs, elle n'a jamais autant diversifié son alimentation, car elle cuisine davantage. Au fait : elle nous apprend que deux combattants de l'UFC sont végétariens : Mac Danzig et Jake Shields.

CHASSER LE STRESS

Véronique a vécu dernièrement un épisode de stress plutôt intense. Il lui fallait présenter un projet de thèse assez rapidement. Elle a alors senti qu'occuper un travail à temps plein la désavantageait. Un petit moment de panique s'est installé. Puis elle est entrée en mode « adaptation ». « Un moment donné, on se recentre sur son objectif. » Elle a mieux évalué le temps dont elle disposait, s'est fixé des échéanciers à très court terme. « Il ne faut pas hésiter à appeler des amis pour décompresser ou sortir prendre un café, ne serait-ce qu'une heure ou deux. Ça peut être suffisant. »




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