Addiction 2.0

L'an dernier, une étude de l'University of Chicago Booth School of Business a... (Illustration Leila Alexandre, La Presse)

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Illustration Leila Alexandre, La Presse

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Joëlle Currat

Collaboration spéciale

La Presse

L'an dernier, une étude de l'University of Chicago Booth School of Business a démontré que la dépendance aux médias sociaux était plus difficile à traiter que celle induite par l'alcool et la cigarette. Le fait de consulter sans cesse ses courriels constitue d'ailleurs aujourd'hui une des sources principales de stress. «Le cerveau aime par-dessus tout la distraction et la résolution de problèmes, explique le Dr Joseph Flanders, psychologue et professeur adjoint à l'Université McGill. C'est une des raisons pour lesquelles les messageries ont autant de succès. En fait, chaque fois qu'on a répondu à un courriel, on a l'impression d'avoir résolu un problème et reçu une récompense. C'est ce processus qui crée de la dépendance. Il est, toutefois, possible de s'en libérer, en cessant de fonctionner de manière automatique.»

M. Flanders est également directeur de la clinique MindSpace, située à Montréal, où il enseigne la technique appelée Mindfulness-Based Stress Reduction (réduction du stress basée sur la pleine conscience), conçue par le Dr Jon Kabat-Zinn, au Centre médical de l'Université du Massachusetts. Il utilise notamment cette méthode pour traiter les troubles liés à la cyberdépendance. «J'apprends à mes clients à être attentifs au moment où ils s'apprêtent à consulter leur boîte de courriels. Je leur conseille de s'arrêter et de se poser des questions: est-ce que je veux vraiment faire ça maintenant? N'est-il pas plus satisfaisant de poursuivre mon activité que de m'interrompre pour lire mes courriels?

Si on joue avec ses enfants, ou qu'on discute avec des amis, par exemple, et qu'on entend le signal de la messagerie, il s'agit de prendre conscience que le plaisir de jouer, de discuter, est supérieur à celui de lire les messages. On brise l'automatisme lorsqu'on choisit le moment de les consulter.»

La «désintoxication numérique»

Si vous souffrez de troubles liés à la cyberdépendance, vous pouvez consulter un spécialiste ou mettre en pratique une technique de gestion du stress. En cas de dépendance légère, passer quelques jours sans utiliser d'appareils technologiques devrait suffire. Vous pourriez, par exemple, vous rendre à l'hôtel Westin, à Dublin, et choisir le forfait Digital Detox: déjeuners au lit, massages dans la chambre et appareils... dans un coffre-fort. Ou opter pour le forfait Be Unplugged de l'hôtel Quincy, à Washington. Dans cet établissement, des bons cadeaux vous sont offerts si vous visitez la ville sans votre téléphone intelligent. La société américaine Digital Detox organise, quant à elle, des retraites dans la nature, où on vous promet de «vous reconnecter en vous déconnectant». Si vous préférez voyager dans le Sud, Via Yoga a déjà offert un rabais de 15% à toute personne qui renonçait à utiliser son iPhone pendant ses vacances.

Source: veilletourisme.ca

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