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Troubles d'apprentissage: la technologie à la rescousse

Marie-Josée Brunelle a dû multiplier les démarches pour... (PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE)

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Marie-Josée Brunelle a dû multiplier les démarches pour obtenir de l'aide pour son fils Derrick, qui souffre de dyslexie, de dysorthographie et d'un déficit de l'attention.

PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

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Nathalie Côté, collaboration spéciale
La Presse

Contrairement à ses camarades, Derrick Landry a l'autorisation d'apporter un ordinateur portable en classe. La précieuse machine contient des logiciels permettant à l'adolescent de surmonter ses troubles d'apprentissage. Il peut ainsi fréquenter un groupe régulier de deuxième secondaire.

«Son ordinateur lui permet de faire grimper ses notes de 30% à 70%, témoigne sa mère, Marie-Josée Brunelle. Ça a changé sa vie.» Les logiciels ne font pas le travail à sa place. Ils mettent certaines lettres en couleur et le forcent à se poser diverses questions durant la rédaction. Néanmoins, pour certains enseignants, l'utilisation de cette aide technologique n'est rien de moins que de la tricherie.

C'est pourtant loin d'être le cas, juge Thierry Karsenti, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les technologies de l'information et des communications en éducation. «Le logiciel oblige l'élève à réfléchir. C'est comme s'il avait un enseignant à ses côtés qui le questionnait constamment.»

Selon lui, la technologie est très utile pour aider les enfants en difficulté, et pas uniquement ceux qui ont des troubles d'apprentissage. Il cite le cas de la commission scolaire Eastern Townships qui, après avoir fourni des ordinateurs portables à tous les élèves, a vu son taux de décrochage passer de 42% à 22%. Ses recherches ont montré un impact positif sur la motivation et la qualité du français.

Afin d'obtenir un résultat significatif, les jeunes doivent toutefois avoir accès à l'ordinateur régulièrement. «Ce n'est pas en donnant une canne à quelqu'un une fois par semaine qu'on va lui apprendre à marcher», explique Thierry Karsenti.

Mais l'ouverture varie beaucoup d'un enseignant à l'autre, constate Marie-Josée Brunelle. Elle doit parfois rencontrer certains d'entre eux, et elle ne parvient pas toujours à les convaincre.

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