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L'UE autorise un médicament contre l'envie de boire

L'Agence européenne des médicaments a donné jeudi son feu vert à la mise sur le... (Photo kiep/shutterstock.com)

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Agence France-Presse
Copenhague

L'Agence européenne des médicaments a donné jeudi son feu vert à la mise sur le marché d'un médicament qui réduit l'envie de boire des alcooliques, ont annoncé les laboratoires à l'origine de ce traitement.

Le finlandais Biotie Therapies, qui a conçu ce traitement, et son partenaire danois Lundbeck, qui doit se charger de sa fabrication et sa commercialisation, ont indiqué dans des communiqués séparés avoir obtenu l'agrément pour ce médicament appelé Selincro.

D'après Lundbeck, ce traitement, le premier dans son genre autorisé en Europe, « a réduit de près de 60% la consommation d'alcool après six mois de traitement » lors des essais cliniques, soit une « baisse moyenne de près d'une bouteille de vin par jour ».

« Selincro est indiqué dans la réduction de la consommation d'alcool chez les patients adultes présentant une dépendance à l'alcool avec une consommation d'alcool à haut risque (plus de 60 g/jour pour un homme, plus de 40 g/jour pour une femme) ne présentant pas de symptômes physiques de sevrage et ne nécessitant pas un sevrage immédiat », ont expliqué les deux laboratoires.

Ces quantités correspondent à environ six et quatre verres d'alcool.

« Selincro est pris à la demande, c'est-à-dire chaque jour où le patient anticipe un risque de consommer de l'alcool, et de préférence une à deux heures avant le début de cette consommation », ont ajouté Biotie et Lundbeck.

Les laboratoires recommandent qu'il soit « prescrit en association à une prise en charge psychosociale (...) pour des patients qui continuent à avoir une consommation d'alcool à risque deux semaines après le début de la prise en charge ».

Ce médicament administré oralement est « un modulateur des récepteurs aux opioïdes qui agit sur la structure cérébrale de récompense », rendant moins pressante la soif d'alcool. La molécule s'appelle nalmefene.

Lundbeck a rappelé des études selon lesquelles l'alcoolisme touche plus de 14 millions d'Européens, dont seulement 8% suivent un traitement.

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