Choisir le bon traitement pour les maux de dos

Plusieurs intervenants peuvent aider à soulager le mal de dos. Mais certains... (Illustration La Presse)

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Caroline Rodgers, collaboration spéciale
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Plusieurs intervenants peuvent aider à soulager le mal de dos. Mais certains d'entre eux sont en compétition, et chacun prétend avoir la meilleure approche. Comment choisir le bon? Tour d'horizon.

Le physiatre

Médecin spécialiste des maladies neuromusculo-squelettiques, il est apte à poser un véritable diagnostic médical et à mener certaines interventions, comme des infiltrations de cortisone.

Toutefois, il n'y a que 70 physiatres au Québec. Pour obtenir un rendez-vous, il faut patienter de six mois à trois ans. En attendant, il faut bien soulager la douleur! On peut donc consulter un autre intervenant de cette liste. Dans le cas de douleurs intenses, de traumatismes ou de maux chroniques, il est conseillé de consulter d'abord un médecin.

«Les approches de thérapies manuelles peuvent fonctionner, mais les gens ne répondent pas tous aux traitements de la même façon, dit Marc Filiatrault, physiatre. Si après cinq ou six visites chez un chiropraticien ou un ostéopathe, vous ne constatez pas d'amélioration, c'est signe qu'il vaut mieux essayer autre chose.»

Le physiothérapeute

Il utilise des moyens thérapeutiques comme les ultrasons, les courants analgésiques ou anti-inflammatoires, ainsi que des mobilisations et des manipulations des articulations pour augmenter la mobilité et diminuer la douleur. Il prescrit des exercices spécialisés. Il détient un diplôme universitaire en physiothérapie et fait partie de l'Ordre des physiothérapeutes du Québec.

Le chiropraticien

Il utilise une vaste panoplie de techniques de manipulation, de rajustements, de thérapies manuelles et de tractions. Encadré par la loi et par un ordre professionnel, il peut poser un diagnostic chiropratique, prescrire des exercices et faire passer des radiographies. L'objectif du traitement n'est pas seulement de soulager le mal, mais d'apporter des corrections pour prévenir les récidives. «On s'attaque aux maux de dos réversibles et d'origine biomécanique comme les blocages musculaires, les blessures sportives, les sciatalgies [douleurs liées à l'irritation du nerf sciatique] et les entorses lombaires», dit Georges Lepage, président de l'Ordre des chiropraticiens du Québec. Certains chiropraticiens veulent convaincre leurs clients de signer des contrats à long terme pour un grand nombre de traitements. «Cette pratique n'est ni souhaitable ni encouragée par l'Ordre», souligne M. Lapalme.

Le kinésiologue

Spécialiste de l'activité physique, il utilise le mouvement à des fins de prévention, de traitement et de performance. Il évalue la condition physique et élabore des programmes d'exercices en fonction d'objectifs précis. Dans le cas d'un mal de dos, l'objectif initial est de redonner la mobilité au client. Une fois la mobilité retrouvée, son intervention vise à prévenir les récidives en augmentant les capacités. Il détient un baccalauréat en kinésiologie.

L'acupuncteur

Il évalue l'état des flux d'énergie du patient selon la technique traditionnelle orientale, puis stimule des points de la peau, des muqueuses ou des tissus sous-cutanés à l'aide d'aiguilles, de chaleur, de pressions ou d'un courant électrique. «On travaille sur les points de détente. En plaçant des aiguilles dans le dos, cela stimule la circulation et relâche les tissus. L'acupuncture permet de libérer des endorphines, une hormone sécrétée par le corps pour soulager la douleur, et de stimuler les fibres nerveuses pour l'inhiber», explique Guilhem Durand, acupuncteur. L'acupuncture est reconnue comme profession au Québec depuis 1995 et encadrée par la loi ainsi que par un ordre professionnel.

L'ostéopathe

L'ostéopathie est une médecine douce combinant manipulations, palpations et thérapies manuelles. Au Québec, la profession n'est pas encadrée par la loi. On doit au moins s'assurer que l'ostéopathe consulté est membre de l'association Ostéopathie Québec, ce qui garantit qu'il a suivi une formation d'au moins 4200 heures dans une école privée répondant aux standards du métier, dit Jean-Luc Géhant, président d'Ostéopathie Québec. L'association fait actuellement des démarches pour devenir un ordre professionnel.

Le massothérapeute

Par différents types de massage, il peut apporter un certain soulagement de la douleur. Il peut conseiller des exercices ou étirements, et donner des conseils sur la posture et les saines habitudes de vie. Le métier n'est pas encadré légalement au Québec. On doit donc se fier aux recommandations des tiers, choisir un centre qui a une bonne réputation et poser des questions sur la formation suivie. Un bon massothérapeute prend le temps de poser des questions avant de procéder au massage afin de comprendre l'état du client. Il n'émet pas de diagnostic, mais une hypothèse thérapeutique.

En général, en cas de mal de dos soudain comme la lombalgie ou «tour de rein», on applique du froid pendant les premières 48 à 72 heures, conseillent Stéphane Lamy, physiothérapeute, et Georges Lepage, chiropraticien. Cela a pour effet d'enrayer la réaction inflammatoire.

Par la suite, cela varie selon ce qui soulage le mieux l'individu et l'intensité du mal, ajoute M. Lamy. «Si la douleur est aiguë et qu'on a de la difficulté à bouger, il est préférable de continuer avec la glace, dit-il. Par contre, il y a lieu d'essayer la chaleur pour voir si elle détendra les muscles. Mais, tant qu'on est encore dans une phase inflammatoire, la chaleur est moins efficace.»

Glace ou chaleur?

En général, en cas de mal de dos soudain comme la lombalgie ou «tour de rein», on applique du froid pendant les premières 48 à 72 heures, conseillent Stéphane Lamy, physiothérapeute, et Georges Lepage, chiropraticien. Cela a pour effet d'enrayer la réaction inflammatoire.

Par la suite, cela varie selon ce qui soulage le mieux l'individu et l'intensité du mal, ajoute M. Lamy. «Si la douleur est aiguë et qu'on a de la difficulté à bouger, il est préférable de continuer avec la glace, dit-il. Par contre, il y a lieu d'essayer la chaleur pour voir si elle détendra les muscles. Mais, tant qu'on est encore dans une phase inflammatoire, la chaleur est moins efficace.»

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