Filorga: un succès rajeunissant

Didier Tabary, PDG de la marque française Filorga... (Photo Augustin Detienne, fournie par Filorga)

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Didier Tabary, PDG de la marque française Filorga

Photo Augustin Detienne, fournie par Filorga

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Judith Ritchie

Collaboration spéciale

La Presse

Encore peu connue au Canada, Filorga est la marque ayant la plus forte croissance en soin de la peau en France. Issue de la médecine esthétique et basée sur des actifs à la fine pointe de la technologie médicale, son approche s'appuie sur la thérapie dite « combinée » et la complémentarité des soins médicaux et esthétiques. Décryptage de ce succès rajeunissant avec Didier Tabary, PGD de la marque, rencontré lors d'un récent passage à Montréal.

Lorsque, il y a neuf ans, Didier Tabary reprend les rênes de Filorga, l'entreprise compte une vingtaine d'employés seulement. Fondée en 1978 par le Dr Tordjman, médecin esthétique français, la marque s'était démarquée au cours des années 90 en mettant au point une solution injectable polyrevitalisante, le complexe NCTF (New Cellular Treatment Factor), présenté alors comme l'ingrédient antiâge de l'avenir. Moins de 10 ans plus tard, la marque a multiplié son chiffre d'affaires par 13 et compte plus de 150 salariés.

Au Canada, Filorga est en vente depuis septembre 2014. Derrière ce succès, un homme de vision, Didier Tabary, qui connaît bien son métier et les acteurs du marché. Il fait ses débuts dans la cosmétique en 1995, chez Bourjois Chanel. Pendant 10 ans, il parcourt le monde à titre de directeur de filiale à l'étranger : Corée du Sud, Séoul, Milan, Amérique latine et Argentine n'ont plus de secrets pour lui. En 2006, il décide de s'associer à Edmond de Rothschild Investment Partners pour racheter les Laboratoires Filorga et lancer la gamme Médi-cosmétique, née de la rencontre du cosmétique et de la médecine esthétique. 

L'aventure présente un nouveau défi : s'appuyer sur un ADN très médical, basé sur l'univers des médecins esthétiques, des dermatologues et de la chirurgie plastique, pour créer une expérience sensorielle et des soins hautement performants. « La base de Filorga est d'origine médicale et cela représente de 30 à 40 % des revenus de la marque », explique M. Tabary.

« Nous sommes dans la prévention du vieillissement cutané, le coup d'éclat, l'effet belle peau. Nous avons aussi les exfoliants dermatologiques à base d'acide glycolique qui permettent de travailler sur le rajeunissement ciblé. »

L'EFFICACITÉ COMBINÉE

Lorsqu'une marque de médecine esthétique mise sur un axe cosmétique avec des actifs issus du monde médical, le résultat escompté est forcément celui-ci : l'efficacité. « Filorga est connue pour incarner la french touch de la médi-cosmétique avec des injections résorbables. Pour ajouter l'expérience soin, nous avons donc imaginé une méthode de thérapie combinée, c'est-à-dire des protocoles qui combinent les différentes techniques de médecine esthétique et cosmétique pour obtenir de réels résultats qui respectent la naturalité, l'expression et la personnalité des femmes », ajoute Didier Tabary.

Dans cette optique de thérapie combinée, on trouve donc des actes médicaux et des actes d'entretien quotidien de la peau qui passent par les crèmes. « Pour nous, ces techniques ne sont pas opposées, elles sont en complémentarité. » Au coeur des produits Filorga se trouvent en effet l'expertise des laboratoires de la marque dans le vieillissement cutané et des actifs de haut niveau comme l'acide hyaluronique de qualité médicale et le célèbre complexe NCTF. Mais une question se pose : jusqu'où l'efficacité médicale peut-elle s'appliquer à une crème ? « Nous n'avons jamais dit que nous comparions une crème avec l'efficacité d'une injection. Nous disons simplement que nos crèmes sont plus efficaces que 99 % des crèmes sur le marché », précise l'homme d'affaires. 

Pour respecter ses origines, Filorga poursuit la mise au point de la médecine esthétique pour rester en contact avec les meilleurs dermatologues et les meilleures techniques qui soient.

« Beaucoup de marques prétendent être issues du médical, mais c'est plutôt du marketing. Elles ne font qu'utiliser des terminologies et des mots qui les positionnent aux yeux de la consommatrice comme étant médicales », estime Didier Tabary.

LE MÉDECIN ARTISTE

Question d'incarner cette philosophie globale, Filorga investit aussi dans la formation des médecins. « Le médecin doit certes savoir injecter les produits, mais il lui faut aussi exercer son regard. Pour nous, le médecin est aussi un artiste qui doit comprendre quels sont les formes et les volumes du visage. Nos formations insistent beaucoup sur cette dimension artistique de l'acte médical de médecine esthétique. Mieux comprendre les proportions, les visages et surtout mettre le moins de produits possible et au bon endroit. » Car si la médecine esthétique des années 90 était un peu extrême, aujourd'hui, la tendance est au naturel. Les femmes veulent se sentir plus en confiance dans leur vie, leur travail, et être en harmonie avec ce qu'elles sont. 

Filorga est ainsi une marque médicale qui cultive sa croissance en plein boom bio, un constat qui n'effraie pas M. Tabary. « Les consommatrices sont complexes. Elles veulent une chose et son contraire. Il y a effectivement une mode organique et naturelle, mais parfois, le confort laisse à désirer. Les femmes ont besoin d'un produit "statutaire", c'est-à-dire "une marque", un produit efficace et un autre pour se faire plaisir. Et puis, elles adorent essayer ! »

Filorga propose au total 15 produits issus du médical à l'efficacité mesurée qui comprennent des soins pour les rides, la fermeté et l'éclat. La marque prévoit aussi le lancement de la gamme Skin-Perfusion, encore plus performante, qui sera vendue uniquement dans les médi-spas. Notez que pour l'instant, la marque ne fait pas d'injections au Canada. « Nous sommes en attente de l'approbation de Santé Canada », confirme M. Tabary, qui prévoit offrir ce service dès l'année prochaine.

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