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Alexander Wang, le prodige pressé de la mode

Alexander Wang a reçu en 2010 le prix... (Photo : Jennifer Graylock, AP)

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Alexander Wang a reçu en 2010 le prix Swarovski du designer féminin de l'année dans la catégorie «accessoires».

Photo : Jennifer Graylock, AP

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Brigitte Dusseau
Agence France-Presse

Alexander Wang, 28 ans, qui s'apprête à remplacer Nicolas Ghesquière chez Balenciaga, est un créateur de génie pressé, l'un des chouchous de la mode new-yorkaise, doublé d'un homme d'affaires avisé.

Sa dernière collection printemps été 2013, présentée à la Fashion week de septembre, avait ravi certains critiques, pour ses robes et jupes de cuir ajourées, complexes découpages tenant comme par magie à même la peau, et ses mannequins fluorescents.

Son style est fait de coupes avant-gardistes ultra-précises, de superpositions avec une pointe de masculinité, et le jeune créateur californien d'origine taïwanaise a déjà un bilan à faire pâlir bien des designers expérimentés.

Il cultive le noir, le blanc, mais ose parfois aussi les couleurs vives, comme lorsqu'il avait surpris tout le monde pour le printemps été 2009 avec des oranges, violets et roses éclatants.

Il a 18 ans quand il quitte San Francisco pour New York, pour étudier la mode à la prestigieuse école de design Parson's. Il fait des stages notamment chez Marc Jacobs et Derek Lam, et dès sa deuxième année, dessine sa première collection, sous son nom.

Alexander Wang ne prend pas la peine de finir ses études, et lance sa première collection de prêt-à-porter femmes en 2007, mélange unique de décontraction chic et urbaine exigeante, qu'il commercialise dans 200 magasins. L'année suivante, il remporte le prestigieux prix du Conseil des créateurs de mode américains (CFDA)/Vogue, 200 000 dollars bienvenus pour étendre ses activités.

Magasin à Pékin

En 2009 il crée une ligne de tee-shirts, débardeurs et robes de coton, se diversifie également dans la sandale haute, une autre de ses passions.

Il se voit récompensé par le prix Swarovski du designer féminin de l'année, une distinction qu'il recevra encore l'année suivante dans la catégorie «accessoires».

Il est désormais distribué dans certains des plus grands magasins du monde, et propose vêtements mais aussi chaussures, accessoires, sacs à main, collection homme. Wang, qui court toujours à la fin de ses défilés, a aussi collaboré avec Gap et Uniqlo, et sa boutique de SoHo, ouverte en mars 2011, est devenue le point de passage obligé des fashionistas new-yorkaises.

Le 6 novembre dernier, il fallait ainsi des heures d'attente sur le trottoir, pour espérer profiter de trois jours de soldes exceptionnels.

Le jeune créateur, qui parle le mandarin, a ouvert en 2012 un magasin sur deux étages à Pékin. Il s'est rendu fréquemment en Chine ces dernières années, notamment à Shanghai où réside sa mère.

«Ma mère a été la première à me dire il y a dix, quinze ans "la Chine sera la prochaine capitale de la mode"», se souvient Wang cité par le site Red Luxury. «À ce moment-là, je me disais "Maman, tu essaies simplement de me faire revenir auprès de toi", mais ensuite j'ai vu la progression».

Après Pékin, Wang avait dans ses dossiers l'ouverture d'une douzaine d'autres magasins dans le monde. Des projets qui vont sans doute devoir attendre un peu avec son arrivée chez Balenciaga.

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