La salade de devant de porte

La salade de devant de porte a été... (Photo fournie par Saveurs d'ici)

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La salade de devant de porte a été baptisée ainsi à la suggestion de l'entreprise l'École Buissonnière et est en quelque sorte un clin d'oeil aux premiers jardins du Québec.

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Il y a longtemps, longtemps, dans les régions maritimes du Québec, les cuisinières préparaient au printemps et à l'été la soupe de devant de porte, avec tous les légumes, pousses et verdures qui se trouvaient dans le potager, près de la porte principale de la maison.

On sortait de l'hiver. Le besoin de verdure se faisait criant. Dans la marmite, on pouvait trouver du pourpier, des feuilles de pissenlit, des tiges d'oignons nouveaux et toutes ces autres pousses sur lesquelles on tirait au moment d'éclaircir le jardin, au printemps.

«L'expression s'est répandue dans les années 70 grâce à Melvin Gallant, un professeur de l'Université de Moncton qui a fait une vaste enquête culinaire en Acadie, nous écrit l'historien culinaire Michel Lambert. Or j'ai retrouvé la même expression dans toutes les communautés acadiennes du Québec, autant celle des Îles-de-la-Madeleine que celles de la Minganie et de la Baie-des-Chaleurs.»

Il y a quelques années, Alexis Jutras et Audrey Leclair se sont lancés dans la culture de micropousses. La famille de M. Jutras se consacrait au poireau, à grand volume. Le jeune couple avait envie d'une agriculture plus bio et diversifiée.

La ferme Les Saveurs d'ici fournit quelques restaurants de la région de Drummondville en petites verdures. Mais il arrive que les plateaux ne soient pas complètement vides. Au lieu de balancer les micropousses restantes au compost, Alexis et Audrey ont fait un geste de simple «économie familiale».

«On a laissé aller les pousses de chou rouge, de radis, de moutarde, de tatsoi, et ça a donné des feuilles plus grosses, parfaites pour faire un mélange à salade un peu différent. Des fois, on ajoute aussi des fanes de carottes, de céleri, de l'aneth, de la coriandre. Ça varie», explique Alexis Jutras.

À la suggestion de l'entreprise l'École Buissonnière, férue de patrimoine culinaire québécois, le couple a baptisé ce mélange «salade de devant de porte». C'était en quelque sorte un clin d'oeil aux premiers jardins du Québec et une manière de diversifier un portfolio d'agriculteurs autrement composé surtout de tomates ancestrales et de courges.

Les produits des Saveurs d'ici ne se retrouvent pas encore... ici, justement! Mais le couple souhaite cogner aux portes des restaurants montréalais et se retrouver en épicerie sous peu.

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