Des pintes dans le salon de quilles

Le lait La Pinte est proposé en format... (Photo Olivier PontBriand, La Presse)

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Le lait La Pinte est proposé en format d'un litre, avec des taux de matières grasses de 1, 2 ou 3,8 %, en version biologique ou ordinaire, et au chocolat, évidemment très populaire.

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Les laits végétaux ont le vent dans les voiles? Qu'à cela ne tienne, c'est dans le bon vieux lait de vache que trois jeunes entrepreneurs des Cantons-de-l'Est ont décidé d'investir, replongeant dans le passé pour innover en relançant la commercialisation de lait dans des bouteilles de vitre réutilisables.

Un pari fou? «Les gens boivent moins de lait de vache qu'avant, c'est vrai, mais c'est parce qu'ils trouvent qu'il a moins de goût qu'avant», assure Pascal Valade, cofondateur avec ses amis Dany Rouleau et Rémi Ducharme de la bien nommée entreprise La Pinte. Ensemble, ils entendent proposer un lait dont le goût se rapproche plus de celui «du lait d'antan», produit exclusivement par des vaches Jersey élevées dans la région laitière de Coaticook. «Ma mère disait toujours que le lait de Jersey donnait plus de yogourt et que les crêpes avaient meilleur goût, se rappelle Pascal Valade qui a grandi sur une ferme. Utiliser du lait de Jersey aujourd'hui nous permet d'avoir des goûts locaux, particuliers.»

Les trois amis ont acheté un ancien salon de quilles à Ayer's Cliff où ils reçoivent, pasteurisent et homogénéisent le lait provenant d'éleveurs de quatre à cinq fermes à proximité, choisies avec soin, assure-t-on. «On essaie de travailler avec des troupeaux qui ont le même type d'alimentation et de génétique, des producteurs avec qui on a des affinités», dit M. Valade.

Plusieurs choix

Le lait La Pinte est proposé en format d'un litre, avec des taux de matières grasses de 1, 2 ou 3,8 %, en version biologique ou ordinaire, et au chocolat, évidemment très populaire. Les bouteilles sont consignées - 2 $, tout de même - et vendues dans les épiceries de Sherbrooke et des Cantons-de-l'Est, mais les entrepreneurs lorgnent déjà Montréal et sa banlieue. La production se fait encore à petite échelle. «On est des petits dans les petits, mais on pense que ce n'est pas normal qu'il n'y ait que trois géants qui commercialisent le lait au Québec, et on ressent un beau mouvement de solidarité pour notre projet», dit Pascal Valade.

La Pinte vise aussi d'autres produits, comme le lait de brebis ou du lait plus riche encore, à 5 % de matières grasses ou plus. Après tout, le goût est dans le gras. «On avait à coeur, en lançant notre projet, de faire du lait non homogénéisé, mais dans le lait de Jersey, la crème est très jaune, le lait bleuté, il faut que le consommateur soit prêt pour ça aussi», dit M. Valade. À suivre.

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