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Car le vin, dès qu'on se met à s'y intéresser, et pour peu qu'on ait l'esprit curieux, a l'art, le pouvoir de vous passionner, comme peuvent le faire, disons... les chevaux ou encore l'aviation.

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Jacques Benoit
La Presse

Il y a désormais plus de 33 ans que j'écris sur le vin dans La Presse, soit depuis l'automne 1982... millésime qui fut, je le rappelle, exceptionnel pour le Bordelais.

Depuis 2002, les chroniques que je signe paraissent également dans les autres quotidiens du Groupe Gesca.

Tout a une fin, dit l'adage, et je tourne donc aujourd'hui la page. Cette chronique-ci est la dernière que j'aurai publiée ici-même.

Quel bonheur ce fut, pendant toutes ces années, d'écrire sur le vin !

Car le vin, dès qu'on se met à s'y intéresser, et pour peu qu'on ait l'esprit curieux, a l'art, le pouvoir de vous passionner, comme peuvent le faire, disons... les chevaux ou encore l'aviation.

Le vin fut et reste pour moi une passion.

Et grâce à cette chronique, notamment, j'ai pu satisfaire cette passion par la dégustation, au cours de ces 33 années, de milliers et de milliers de vins, dont quantité de grands vins.

En même temps, j'ai sillonné la planète viticole à l'occasion de (très exactement) 60 voyages dans de multiples vignobles.

Une année (je ne sais plus laquelle), je fis même une demi-douzaine de tels voyages. La Presse y a toujours consenti, même si, jusqu'à la fin de 2005, j'y ai travaillé aussi à temps plein comme reporter économique.

Bref, je décroche, comme on dit, et je m'offre un moment de repos, bien mérité, je crois.

Mais la vie est courte, trop courte, et... j'ai bien peur qu'après quelques mois de ce régime, par exemple à la rentrée 2016, l'envie de replonger le nez dans 10, 20, 30 quand ce n'est pas 40 verres de vin ou même davantage, à l'aveugle - la meilleure technique pour tenter de bien juger les vins -, que cette envie donc me revienne.

Comme le font déjà plusieurs amateurs tout aussi mordus que moi, je le ferais alors par le moyen d'un blogue.

Et ceci, malgré mon âge, l'important étant le bon état du palais, et non pas le nombre des années.

« L'important dans le vin, c'est avant tout la dégustation », disait Claude Bouchard, de la maison bourguignonne Bouchard Père, à Montréal Passion Vin il y a déjà quelques années.

Autrement dit, et c'est aussi mon opinion, ce qui compte surtout, c'est de bien déguster. Même si, naturellement, on peut parfois se tromper... sinon souvent.

Enfin, merci à tous ceux - particuliers, organismes et entreprises - qui m'ont soutenu et aidé dans ce merveilleux travail pendant toutes ces années. D'abord et avant tout mon journal, La Presse, puis la SAQ, très souvent critiquée, mais qui a entre autres le bon goût, si je puis dire, d'offrir une très riche gamme de vins, de partout, et aussi, finalement, les agences dont les multiples dégustations, au cours des ans, m'ont été éminemment utiles.

Mais c'est à vous, chères lectrices et chers lecteurs fidèles, que je dois avant tout les plus grands remerciements.

À très bientôt, j'espère...

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