Qu'est-ce que le style?

Il y a toujours mille et une questions à se poser au sujet du vin. Ce qui est,... (PHOTOTHÈQUE LA PRESSE)

Agrandir

PHOTOTHÈQUE LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Il y a toujours mille et une questions à se poser au sujet du vin. Ce qui est, bien sûr, une autre des raisons de la fascination qu'il exerce.

Qu'est-ce qu'un grand vin? demandais-je ainsi récemment. Autre question à se poser: qu'est-ce que le style lorsqu'il s'agit de vin? Quelles sont donc les caractéristiques, les particularités que l'on doit trouver dans un vin, d'un millésime à l'autre et malgré les différences climatiques, pour juger qu'il y a là un style précis?

Deux dégustations verticales récentes de vins très réputés, l'une d'Insignia Joseph Phelps, de Californie, et l'autre du Bolgheri Ornellaia, d'Italie, apportent une bonne réponse à ces questions.

Phelps, qui fête cette année son 40e anniversaire, a fait déguster pour l'occasion neuf millésimes d'Insignia, de la vallée de Napa, un assemblage de cépages bordelais qui est sa cuvée haut de gamme.

Cela allait de 1976 à 2010, en passant par 2009, lequel est son seul vin présent sur le marché, à un prix... conséquent (222$, 11898821).

En deux mots: au départ, comme c'est fréquent en Californie, Phelps s'approvisionnait en fruits chez divers vignerons. Alors que depuis 2004 tous ses vins, dont Insignia, sont élaborés uniquement avec ses propres raisins de ses 152 hectares de vignes.

Le style Phelps, à mon avis très californien, mais sans lourdeur aucune: toujours beaucoup de couleur, de chair, de concentration, donc. Résultat, un vin puissant, mais assis sur des tannins gras, onctueux, l'élevage étant fait en fûts neufs de chêne français. Et sans que le bois domine, cette générosité faisant que le vin absorbe tout ce bois sans difficulté aucune.

D'un millésime à l'autre, on retrouve des arômes un peu chocolatés et aussi de pain grillé, de toute évidence attribuables à son élevage en fûts neufs. Tel est Insignia.

Enfin, des neuf millésimes goûtés ce jour-là, c'est le 2001 qui était le plus agréable à boire à ce moment-là. Et que j'ai noté 17,7, tout comme d'ailleurs le 2009, très dense, qui est à attendre et dont il reste moins d'une trentaine de caisses. La semaine prochaine: Ornellaia.

-----

2-13 CORRECT

 

14-15 BON

 

16-17 TRÈS BON

 

18-19 EXCELLENT

 

20 EXCEPTIONNEL

-----

(Photo de gauche à droite)

Chablis 1er cru Vaillons 2011 Bernard Defaix, 27,15$ (10864953)

Le bouquet de ce vin est délicat, net, avec une note légèrement florale et aussi cette touche minérale propre aux vins de Chablis. Vin non boisé, de corps moyen pour un chablis, il se signale en bouche par une grande pureté des arômes, et beaucoup de finesse. Comble de bonheur, il a de la persistance, l'après-goût se prolongeant un bon moment. Délicieux. 13% (67 caisses). Garde: 2013-2016.

17,5

Alsace 2011 Gewurztraminer Hugel, 20,50$ (329235)

Cépage très aromatique, le Gewurztraminer peut donner des vins aux arômes très... et même trop marqués. Ce n'est pas le cas de celui-ci, bien typé, au bouquet floral et exubérant, mais sans que ce soit exagéré. Goûteux et de corps moyen, légèrement sucré (9 g de sucre résiduel par litre), il donne néanmoins l'impression d'être sec en fin de bouche. Selon son producteur, il accompagnera fort bien la cuisine asiatique, le saumon fumé et les fromages puissants. 14% (486 caisses). Garde: 2013-2017?

16

Rosso di Montalcino 2010 Casanova di Neri, 24,15$ (10335226)

Vin fait uniquement de Sangiovese, mais d'un clone propre au vignoble de Montalcino (Sangiovese Grosso), ce vin rouge de Toscane, d'une couleur bien transparente, se présente avec un bouquet nuancé, boisé sans excès et réunissant fruits cuits et fruits rouges. Moyennement corsé, assez peu tannique et élevé en fûts de chêne, c'est toutefois les arômes de fruits rouges qui dominent en bouche. Équilibré, et très bon. 14,5% (225 caisses). Garde: 2013-2016.

17

Gigondas 2009 Guigal, 31$ (334615)

À l'aveugle, on pourrait fort bien penser avoir affaire à un Châteauneuf-du-Pape... Bien coloré, quoique pas du tout opaque, son bouquet, de fruits noirs, tend vers des arômes de mûres et de cerises noires, avec aussi, m'a-t-il semblé, une toute petite note animale. Charnu, ne manquant pas de corps sans que ce soit un vin très concentré, ses tannins sont dénués de rugosité. 65% Grenache, 25% Mourvèdre et 10% Syrah, avec élevage en foudres de chêne dont la moitié de neufs. 14% (105 caisses). Garde: 2013-2016.

17,2

Côtes de Gascogne 2010 Sauvignon Gros Manseng Carrelot des Amants, 13,85$ (11675871)

Vin blanc modeste et commercialisé à petit prix, il a cependant de quoi... réveiller un mort tant il est aromatique! Un peu verdâtre, non boisé, son bouquet est en effet pénétrant, herbacé, le Sauvignon blanc et le Gros Manseng conjuguant leurs forces pour lui conférer cette expressivité. Plutôt léger en bouche, ses saveurs sont néanmoins intenses, de quoi laisser personne indifférent... 12,5% (774 caisses). Garde: 2013-2014.

14,5

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1892240:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Vidéo

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer