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Microbrasserie Trécarré: le bistro-brasserie comme tremplin

Pascal Fiset, Marc Cloutier, Pierre-Hughes Marsolais et Jean-Philippe... (Photo Olivier PontBriand, La Presse)

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Pascal Fiset, Marc Cloutier, Pierre-Hughes Marsolais et Jean-Philippe Kiernan ont été bien accueillis à Saint-Côme. «On avait une certaine crainte, parce qu'on n'est pas originaires de l'endroit comme tel, a avoué M. Kiernan. Mais on a voulu montrer aux gens que l'on tripe Saint-Côme, on participe, on achète local, on s'implique.»

Photo Olivier PontBriand, La Presse

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«On a été un peu surpris par le succès de notre volet restauration. Il y a des gens qui viennent chez nous pour manger...» Aussi candide soit-il, le commentaire de Marc Cloutier en dit long sur le cheminement des quatre partenaires qui ont ouvert la microbrasserie Trécarré à Saint-Côme, juste avant Noël. Portrait d'un bistro-brasserie qui montre à quel point le bistro peut donner un coup de pouce à la brasserie.

Marc Cloutier et Pascal Fiset brassaient de la bière chez eux depuis plus de 20 ans. Comme bien d'autres nanobrasseurs, ils rêvaient de démarrer leur propre microbrasserie. Avec leurs amis Jean-Philippe Kiernan et Pierre-Hugues Marsolais, ancien actionnaire des restos-pubs Balthazar, ils se sont mis en quête d'un endroit où brasser leur bière dans leur coin de pays, la Matawinie.

«Jean-Philippe a vu que la bâtisse était à vendre dans le coeur du village de Saint-Côme, et on connaissait le potentiel touristique de l'endroit, explique Marc Cloutier. On a donc saisi notre chance, d'autant plus que d'importants investissements touristiques seront bientôt faits dans la région.»

Avec des investissements annoncés de 7 millions sur deux ans à la Station touristique Val Saint-Côme et de 295 000 $ pour aménager l'accès à la grotte du parc régional de la Chute-à-Bull, tirer profit du potentiel touristique de la région est certainement bien avisé. Une chose est sûre, la microbrasserie Trécarré semble arriver à point à Saint-Côme.

«Les gens sont contents de notre offre de restauration. On voulait proposer quelque chose qui n'était pas disponible dans le secteur. Certaines personnes du coin vont devenir des habitués, une petite routine locale devrait se développer», explique Jean-Philippe Kiernan.

Nous avons d'ailleurs pu l'observer de nos yeux alors que nous attendions pour payer notre facture: les remerciements sincères d'un couple de Saint-Côme en disaient long sur son appréciation.

Comme dans bien des cas, l'occasion fait le larron. Non seulement l'emplacement du bistro-brasserie est idéal, mais la maison centenaire avait aussi abrité un ancien restaurant et un traiteur.

«Jamais on n'aurait investi dans une cuisine comme ça, avoue Jean-Philippe Kiernan. Les trois quarts des appareils de cuisson étaient déjà sur place. Pierre-Hugues, qui a 10 ans d'expérience en restauration, a ainsi pu mener à bien le volet bistro.»

Les partenaires ont aussi pu compter sur l'expertise de la cheffe Yasmina Rieter, qui a longtemps été aux fourneaux du restaurant Ma Cuisine, à Saint-Gabriel. Quand l'occasion de travailler à deux pas de chez elle s'est présentée, elle n'a pas hésité longtemps.

La microbrasserie Trécarré est installée dans un bâtiment... (Photo Olivier PontBriand, La Presse) - image 2.0

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La microbrasserie Trécarré est installée dans un bâtiment construit entre 1887 et 1950 qui a été habilement rénové par les nouveaux propriétaires avec une touche contemporaine qui tranche avec la plupart des commerces et restaurants de Saint-Côme.

Photo Olivier PontBriand, La Presse

Lors de notre visite, la cheffe proposait un menu spécial de fort belle tenue avec cinq services mariés aux bières de la maison. Mais c'est la crème glacée à l'IPA qui nous a littéralement renversés: une création explosive dont Yasmina Rieter n'a pas encore dévoilé le secret à ses patrons.

Bières de spécialité

Et la bière, dans tout ça? La microbrasserie propose cinq variétés qui se veulent accessibles, dont une IPA fort décente et une Kölsch particulièrement bien réussie. Brassées pour l'instant au Broadway Pub, à Shawinigan, elles seront bientôt faites sur place - l'aménagement de la salle de brassage est en cours. On en profitera alors pour dévoiler des bières de spécialité qui seront destinées à la vente au détail, d'abord dans la région, mais ensuite ailleurs au Québec, dans quelques détaillants spécialisés triés sur le volet.

Le volume de brassage initial sera de 600 hectolitres, avec une capacité maximale de 830 hectolitres.

«On va avoir nos cinq bières de base, à quoi vont s'ajouter des bières plus expérimentales ou saisonnières, pour s'amuser. Ce sont celles-là que l'on va mettre en canette, on veut donc percer le marché avec des bières d'avant-garde», indique Pascal Fiset.

D'ici là, Trécarré peut s'appuyer sur un bistro qui fonctionne à plein régime et qui peut servir à mousser la notoriété de ses bières. «On compte beaucoup sur le brewpub, reconnaît Jean-Philippe Kiernan. Le succès des bistros-brasseries s'explique sans doute parce que les gens veulent vivre l'expérience sur place; quand tu bois une bière dans son contexte, tu saisis la sensation que les microbrasseurs veulent te faire vivre.»

Mais une fois l'effet de nouveauté estompé, la raison qui incite les amateurs à faire des kilomètres pour visiter un bistro-brasserie, c'est la qualité de ce qu'il y a dans le verre. «On attire les gens avec la restauration, mais dans le marché de la bière de spécialité, c'est la qualité des produits qui finit par trancher», conclut Marc Cloutier.




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