La révolution martiniquaise du rhum

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Sept grandes entreprises distillent le rhum agricole en Martinique.

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Karyne Duplessis Piché

Collaboration spéciale

La Presse

La Martinique fait rêver les vacanciers avec ses plages de sable fin. L'île antillaise ravit également les amateurs de rhum. D'autant plus que ses rhumeries sont à l'origine d'une petite révolution dans l'industrie de ce spiritueux...

La Martinique est le seul département d'outre-mer français à avoir obtenu l'appellation d'origine contrôlée (AOC) pour son rhum agricole.

Contrairement celui de l'île voisine de la Guadeloupe, par exemple, le rhum martiniquais ne peut être produit que par la distillation du jus de canne frais - le vesou - pour obtenir la mention Martinique sur son étiquette. Le rhum à base de mélasse se fait rare dans l'île.

«En Martinique, il n'y a pas de mauvais rhum», observe le spécialiste Alexandre Vingtier, auteur du livre 101 rhums à découvrir.

Sept grandes entreprises distillent le rhum agricole en Martinique. Ensemble, elles proposent une multitude de produits, du rhum blanc aux alcools de niche millésimés. En outre, les enseignes les plus connues comme Saint James et La Mauny distillent aussi d'autres marques.

Depuis peu, la Martinique offre également des alcools préparés avec différentes variétés de canne à sucre. C'est le cas de la cuvée «Canne bleue» élaborée par l'Habitation Clément et de la «52,5%» de la distillerie Neisson.

À l'instar des producteurs de vin qui choisissent certains cépages en fonction de leurs arômes, les rhumeries martiniquaises distillent de nouvelles variétés de canne à sucre dans le but de bonifier le goût de leur spiritueux. Cette tendance s'observe maintenant en Guadeloupe et même en Haïti.

«On est en train de vivre un changement historique dans la culture de la canne, explique Alexandre Vingtier. On va avoir une culture de la canne vraiment adaptée à l'industrie du rhum et non plus à l'industrie du sucre.»

Ces rhums martiniquais plus complexes et plus fins ne sont pas encore offerts dans le réseau de la Société des alcools du Québec (SAQ). Ici, on trouve plutôt deux rhums ambrés, soit un spiritueux élevé dans d'énormes contenants de bois pour un minimum de 12 mois, moins complexes que les rhums vieux.

Ces deux bouteilles sont toutefois une bonne solution de rechange au rhum blanc (qui repose dans des cuves d'acier inoxydable) qui sert d'ingrédient de base pour préparer le cocktail local: le ti-punch.

Recette du ti-punch

INGRÉDIENTS

  • 1 tranche de lime (citron vert)
  • 1 c. à thé de sucre brun granulé ou de cassonade
  • 3 c. à soupe de rhum agricole
PRÉPARATION

  1. Dans un verre, écraser légèrement la lime avec le sucre. Compléter avec le rhum et mélanger.

Dégustation

J. Bally

Ses arômes se rapprochent davantage de ceux perçus dans un rhum vieux. On sent le pain d'épices et le caramel. En bouche, l'alcool prend plus de place et s'harmonise aux notes de crème brûlée et de vanille. 45 %

J. Bally Martinique, 32 $ (11034521)

Saint James

C'est un rhum accessible avec ses 40 % d'alcool. Son nez dévoile des notes d'écorce d'orange et d'épices douces. Sa bouche est tonique sur des arômes d'agrumes, de menthe et de muscade.

Saint James, 29 $ (27763)

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