Sabrer ou pas?

Sabrer une bouteille de champagne peut être spectaculaire,... (Photo Hugo-Sébastien Aubert, Archives La Presse)

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Sabrer une bouteille de champagne peut être spectaculaire, mais il faut faire attention pour éviter de se blesser ou de blesser nos invités.

Photo Hugo-Sébastien Aubert, Archives La Presse

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Karyne Duplessis Piché, Véronique Rivest

Collaboration spéciale

La Presse

Célébrations de fin d'année et bulles vont de pair, tout le monde s'entend. Or, l'utilisation d'un sabre pour déboucher la bouteille, elle, ne fait pas l'unanimité... Discussion  autour de la façon de faire sauter le bouchon avec nos spécialistes!

Karine: Véronique, ce n'est «presque» plus un secret: tu adores le vin mousseux! Ta passion est contagieuse: moi aussi, j'en raffole. Avec les huîtres, avec le poulet grillé ou les sushis, les bulles ajoutent du chic à chaque occasion. Il va sans dire qu'avant Noël, je fais mes provisions.

Véronique: En effet, c'est le temps de l'année où il se vend le plus de vins mousseux. Mais on ne devrait pas les limiter aux Fêtes de fin d'année: ce sont des vins qui sont bons en toutes occasions et surtout, comme tu le mentionnes, qui sont hyper polyvalents à table. N'attendez pas toujours l'occasion spéciale: créez-la en ouvrant une bouteille de bulles!

Karine: La tendance est désormais au «brut nature», aussi appelé zéro dosage ou brut zéro. Ce champagne non dosé, donc sans sucre ajouté avant l'expédition, est devenu la coqueluche des experts et des initiés. Toutes les grandes maisons s'y mettent. Je t'avoue que ces mousseux sont parfois plus difficiles à apprécier. Ils sont si secs. Ça change nos habitudes.

Véronique: Et c'est là qu'on voit qui sont les vrais bons producteurs. Le brut nature est en effet un style qui ne pardonne pas: si la vendange n'est pas de la meilleure qualité, les défauts seront plus évidents - il n'y a pas de sucre pour les masquer. Les vins peuvent alors paraître durs et maigres. Mais les meilleurs sont d'une pureté et d'une droiture exemplaires!

Karine: Pour que la soirée soit encore plus mémorable, j'adore sabrer mes bouteilles. Ça impressionne à tout coup! Une fois la bouteille bien froide (rien de tel qu'un tour dans le banc de neige!), j'utilise le dos de la lame de mon couteau de chef et je me place devant la porte extérieure ouverte. Comme tu sais, le bouchon est expulsé à près de 50 km/h, pas question qu'il arrive sur mes invités. Je te vois rarement sabrer, le fais-tu?

Véronique: Non, en toute honnêteté, je trouve que c'est un risque inutile. Oui, c'est relativement facile, mais ça peut être extrêmement dangereux: la bouteille peut éclater et sérieusement blesser le «sabreur». La dégustation du contenu m'intéresse infiniment plus que le spectacle d'une pseudo-prouesse.

Karine: J'en conviens, la prudence est de mise. Personne n'a envie de passer son réveillon aux urgences. D'ailleurs, je crains de sabrer certaines bouteilles dont le col est parfois plus étroit et semble plus fragile. Promis, je ne te donnerai pas un sabre dans l'échange de cadeaux!

Véronique: Je préférerais en effet, et de loin, un cadeau utile, comme de bons verres, c'est-à-dire des verres à vin blanc (ou de forme tulipe) et pas des flûtes qui ne permettent pas d'apprécier pleinement les vins mousseux. Ou encore un bouchon pour conserver une bouteille entamée: la plupart des mousseux se gardent très bien pendant deux jours et ces bouchons en préservent toutes les bulles. Raison de plus pour ne pas s'en priver!




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