Italie: le Brexit inquiète les producteurs de prosecco

Les producteurs de prosecco, le célèbre vin pétillant italien, n'ont qu'une... (PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE)

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Agence France-Presse
Milan

Les producteurs de prosecco, le célèbre vin pétillant italien, n'ont qu'une seule peur: le Brexit, la Grande-Bretagne étant devenue en 2016 leur premier marché en termes d'exportations.

«Le Brexit, en entraînant une dévaluation de la livre sterling, pourrait avoir un sérieux impact sur les relations commerciales», a souligné mercredi la Coldiretti, la principale association d'agriculteurs italiens, à la veille du référendum sur une possible sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

L'organisation souligne que les exportateurs italiens de vins pétillants, prosecco et autres, seraient parmi les plus exposés: la Grande-Bretagne est devenue en 2016 leur premier marché, dépassant les États-Unis, avec un bond des ventes de 38% au premier trimestre.

Selon une étude du cabinet américain IRI, la valeur des ventes de prosecco a dépassé pour la première fois l'an passé celle de champagne au Royaume-Uni, les consommateurs britanniques plébiscitant le vin pétillant italien meilleur marché.

S'il n'y avait pas de Brexit, les ventes de vins pétillants italiens en Grande-Bretagne devraient atteindre 600 millions d'euros cette année.

Le secteur des boissons, au premier rang duquel le vin, est celui qui pourrait souffrir le plus d'un éventuel Brexit, avec les fabricants de meubles, confirme une étude du cabinet Nomisma.

Les régions italiennes les plus pauvres apparaissent aussi les plus vulnérables. À titre d'exemple, 16% des exportations de la région de Basilicate, où sont notamment produits les véhicules Jeep, sont destinées à la Grande-Bretagne.

Le cabinet Nomisma souligne également le risque que les touristes britanniques, les plus dépensiers parmi les touristes européens - voient leur pouvoir d'achat diminuer.

Au final, note le cabinet, «une sortie de la Grande-Bretagne de l'UE ne serait pas un événement apocalyptique, mais à court terme, les chocs subis par l'économie (italienne) ne seraient pas insignifiants».

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