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Foire aux vins: diversité et prix bas au coeur de la stratégie des enseignes

Selon un sondage «Terre de vins», 40% des... (PHOTO ERIC FEFERBERG, AFP)

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Selon un sondage «Terre de vins», 40% des Français estiment que les Foires aux vins restent l'occasion de réaliser de bonnes affaires.

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Delphine PAYSANT
Agence France-Presse
PARIS

Du Saint-Emilion à 159 euros au Riesling à 4,90 euros: comme chaque année, les enseignes font le grand écart en termes d'offres et de prix à l'occasion des Foires aux vins pour satisfaire amateurs de grandes cuvées et néophytes, et doper leur fréquentation.

Démarrant fin août (Aldi, Biocoop) et se prolongeant jusqu'à la mi-octobre (Auchan, Simply Market), les Foires aux vins sont devenues depuis leur création en 1973 un rendez-vous incontournable pour les consommateurs, comme pour la grande distribution.

Chaque année, l'évènement rapporte entre 460 et 480 millions d'euros, représentant ainsi «un chiffre d'affaires et un enjeu conséquent» pour les enseignes, témoigne Matthias Berahya-Lazarus, PDG de Bonial, et spécialiste de la distribution.

Chez Leclerc, elles concentrent 15% des ventes annuelles du rayon vins.

«C'est une grande fête commerciale (...) qui attire toujours énormément. Les premiers jours, il y a toujours un monde fou dans les rayons», explique M. Berahya-Lazarus.

Selon un sondage «Terre de vins», 40% des Français estiment que les Foires aux vins restent l'occasion de réaliser de bonnes affaires. Une autre étude Toluna pour LSA indique que jusqu'à 70,6% (+2,3 points) des Français comptent y participer cette année.

«Un vrai enjeu»

Les Foires sont aussi un «vrai enjeu en terme d'image», l'évènement étant pour les distributeurs l'occasion d'attirer des clients qui ne les fréquentent pas habituellement.

«C'est une très grande vitrine qui nous permet de nous différencier de nos concurrents», explique ainsi Olivier Simon, directeur d'un magasin Leclerc.

«C'est une bonne occasion de montrer que Lidl a changé, que nous ne sommes plus un hard-discounter, mais un supermarché de proximité», capable de proposer des produits diversifiés, y compris des grands crus, renchérit Michel Biero, responsable achats chez Lidl.

Cette année, les millésimes de 2010 à 2014 seront largement représentés. «Si certains comme les blancs de Bourgogne et de Loire peuvent être consommés immédiatement, d'autres, comme certains Saint-Emilion de 2012, pourront également constituer de bons vins de garde», explique Andreas Larsson, meilleur sommelier 2007, recruté par Leclerc.

Toutes les enseignes, à l'exemple de Casino, mettent également en avant le fait qu'une large partie de leur offre a été distinguée (médailles, guide...), comme gage d'une montée en qualité des vins proposés pendant la période. Système U mise lui sur les recommandations des consommateurs, avec son label «Club des vins et terroir».

Mais le maître mot reste toujours le prix.

Franprix souligne que «plus de 60% des bouteilles sont proposées à moins de 8 euros», un chiffre qui tombe à moins de 5 euros chez Leader Price.

En effet, pendant la période, le panier moyen se situe entre 7 et 8 euros. «C'est plus que la dépense moyenne en vins dans les grandes surfaces (entre 3 et 4 euros), mais le seuil des 10 euros la bouteille reste symbolique pour nombre de consommateurs, période de crise oblige», explique M. Berahya-Lazarus.

«Des oenologues résidant dans les vignobles»

Cette année, le budget global consacré à l'évènement sera d'ailleurs en baisse de 4,6%, à 92,85 euros, relève Toluna.

Depuis plusieurs années, au-delà du prix, c'est aussi la diversité de l'offre qui prime - Carrefour propose plus de 800 références, CDiscount plus de 3000 - pour séduire le plus grand nombre.

Ce changement résulte aussi du fait que les Bordeaux, longtemps vedettes incontestées des Foires aux vins, connaissent depuis quelques années une montée en prix, qui décourage un peu les ardeurs des distributeurs.

Cela a donc ouvert la porte à des seconds crus des grandes maisons, mais également à beaucoup de vins régionaux, devenus un vrai facteur de différenciation pour les enseignes.

Leclerc indique ainsi que 60% de son offre est régionale, tandis qu'Intermarché fait valoir qu'il est le seul distributeur «à avoir des oenologues résidant dans les vignobles».

D'autres comme Casino avec ses vins espagnols ou Carrefour avec ses cépages bio misent sur des références plus inattendues pour se démarquer.

Enfin, pour attirer les néophytes (68,4% des participants aux Foires aux vins) et pas seulement les oenophiles aguerris, l'accent sera mis sur le conseil et les services, notamment au travers d'internet.

Carrefour et Lidl proposent ainsi des systèmes de préréservations en ligne, tandis que Monoprix présente les accords mets-vins pour orienter les épicuriens dans leurs achats.

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