Au salon Vinitech, des innovations pour la vigne

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Considéré comme le leader mondial sur la partie amont du processus de production du vin, le salon Vinitech-Sifel, avec 850 exposants dont 150 entreprises étrangères et 45 000 visiteurs, dont 15% étrangers venus de 70 pays, est le pendant de Vinexpo, salon mondial de référence pour la commercialisation des vins.

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Laurent ABADIE
Agence France-Presse
BORDEAUX

Bouchon sans tire-bouchon, étiquettes haute technologie, autocollants antifraude... Le salon international Vinitech-Sifel présente jusqu'à jeudi à Bordeaux les dernières innovations destinées aux viticulteurs, dont certaines arriveront bientôt entre les mains des consommateurs.

«Un producteur de vin va trouver ici les réponses à ses problèmes, du travail de la vigne jusqu'à l'embouteillage, car on couvre l'intégralité du processus de production: machinisme, récolte, travail au chais, tonnellerie, étiquetage, etc.», explique la directrice du salon, Delphine Demade, pour laquelle «l'innovation est la vocation numéro un de Vinitech-Sifel».

Considéré comme le leader mondial sur la partie amont du processus de production du vin, le salon, avec 850 exposants dont 150 entreprises étrangères et 45 000 visiteurs, dont 15% étrangers venus de 70 pays, est le pendant de Vinexpo, salon mondial de référence pour la commercialisation des vins.

Nombre des innovations présentées à Vinitech n'ont que peu d'intérêt pour le grand public, mais certaines applications se retrouveront demain dans les caves des consommateurs.

Sur les étals du salon est ainsi apparu un nouveau système de bouchon... sans tire-bouchon. Lancée lors de Vinexpo 2013 par la société portugaise Amorim, la solution réside en un filetage intérieur au goulot de la bouteille, le bouchon pouvant ainsi être vissé et dévissé à volonté.

«On a un recul de plus de deux ans et l'étanchéité est parfaite», assure Christophe Sauvaud, directeur général d'Amorim. Son objectif: prendre des parts de marché aux bouteilles à capsule à vis ou plastique, qui représentent respectivement 20% et 10% du marché mondial, à destination des vins à consommation rapide.

Outre le bouchon, le consommateur pourra aussi prochainement découvrir chez son caviste des étiquettes novatrices, en 3D et relief.

«Le client doit avoir envie de sentir et toucher le produit et nous jouons sur l'optique, avec des jeux de lumière, et sur la texture. On a des produits qui changent de couleur et de visuel, et on a même des étiquettes odorantes», explique Serge Audoyer, responsable export de la société espagnole Innovaciones Para Etiquetajes.

«On essaie de sortir des codes liés au vin. On est plus ''bling bling'', ça pète et ça claque plus que les étiquettes classiques. Cela donne envie aux clients de prendre la bouteille dans la main et de la ramener chez eux», assure Marianne Berland, responsable commercial et communication de Litho-Bru, spécialiste français de l'impression d'étiquettes depuis 1865.

Code QR, hologramme et mouchard 

La traçabilité et la lutte contre la contrefaçon sont également de plus en plus présentes sur les bouteilles de vin: autocollants avec code à bulles, code QR à scanner (type flashcode que l'on peut lire avec son téléphone intelligent, ndlr), technologie sans contact NFC, ou code numérique en hologramme, la palette de vérifications est large.

La société française Prooftag équipe depuis 2005 des grands crus du Bordelais, les premières victimes de la contrefaçon, et son panel de clients ne cesse d'augmenter. «Tout producteur positionné sur le marché à l'export se doit aujourd'hui de lutter contre la contrefaçon», estime Franck Bourrieres, directeur des ventes et marketing chez Prooftag.

Le code à bulle ne pouvant pas être installé par les imprimeurs eux-mêmes, une solution de fibre métallique mêlée à l'étiquette elle-même se développe sur le marché des vins exportés de moyenne gamme.

Il y a aussi ces nouvelles technologies, tel un «mouchard» placé à l'intérieur des caisses de vin qui relève toutes les quatre heures la température, permettant au client de vérifier si le vin a été conservé dans des conditions optimales.

Avec le code QR inscrit sur la bouteille, on pourra avoir accès à la courbe des températures subie par la bouteille avant sa sortie de la caisse. En fonction des écarts relevés, «une note évalue la dégradation que le vin pourrait avoir subie en fonction de la durée de dépassement des seuils de température», explique Cyrielle Siot, ingénieur à E-provenance, société franco-américaine fondée en 2007.

La batterie de ce mouchard a une durée de vie de 15 ans et la société travaille déjà sur un système équivalent de plus petite taille qui pourrait s'insérer directement sur le culot de la bouteille.

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