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Deux Romanée-Conti 1942 suspects sont retirés d'un encan

Une sélection de quelques bouteilles de Romanée-Conti.... (Photo archives AP)

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Une sélection de quelques bouteilles de Romanée-Conti.

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Deux bouteilles du prestigieux domaine de la Romanée-Conti 1942, en Bourgogne, devaient être mises à l'encan ce lundi par la maison de vente aux enchères Iegor. Or, la Société des alcools du Québec (SAQ) a demandé qu'elles soient retirées de la vente. La société d'État croit qu'il s'agit de bouteilles contrefaites.

Au Québec, la maison montréalaise Iegor - Hôtel des encans est la seule autorisée par la SAQ à mettre du vin aux enchères. Flacons rares et vieux millésimes sont très prisés des collectionneurs.

Laurent E. Berniard, commissaire-priseur chez Iegor, explique toutefois que l'authenticité des bouteilles n'est pas vérifiée avant leur mise en vente. Il remet plutôt une simple liste des produits à la SAQ.

Pour une rare fois, la société d'État a demandé des photos des bouteilles. Elle a par la suite refusé leur mise à l'encan. Ces vins, du domaine de la Romanée-Conti, La Tâche, sont évalués à près de 5000$ chacun par le site www.wine-searcher.com.

«Nos experts ont de bonnes raisons de croire que ces bouteilles sont fausses», a indiqué Linda Bouchard, porte-parole de la SAQ. Les soupçons de la SAQ ont été éveillés par le niveau de liquide trop élevé et par la teinte trop opaque du vin.

La société d'État n'est pas la seule organisation à douter de l'authenticité de ces bouteilles. L'avocat et expert américain Don Cornwell a également alerté Iegor plus tôt cette semaine à ce sujet. «J'ai demandé qu'on m'envoie des photos supplémentaires, a écrit M. Cornwell à La Presse. Et selon ces photos, les bouteilles ne sont probablement pas authentiques. Le libellé utilisé sur l'étiquette, la capsule en métal posée sur le goulot et le fait qu'elles n'ont pas de contre-étiquettes, ces détails me laissent croire qu'elles sont contrefaites.»

La maison Iegor a retiré vendredi les deux bouteilles de l'encan. M. Berniard a refusé de dévoiler l'identité du propriétaire de ces vins. Dans un courriel qu'il a expédié à M. Cornwell, que La Presse a obtenu, il a cependant précisé que les bouteilles avaient été achetées en 2000 en Angleterre par l'entremise de l'entreprise Antique Wines.

Selon la SAQ, aucune enquête policière n'a été ouverte. Mais la société d'État assure maintenant qu'elle compte resserrer ses contrôles auprès d'Iegor à la suite de ce cas.

«La contrefaçon est de plus en plus importante. Nous demanderons davantage d'informations et de photos à Iegor pour les lots de grande valeur», a assuré Isabelle Merizzi, directrice des affaires publiques.

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